Tirage au sort des étudiants : la pire des solutions

Le gouvernement a publié le 27 avril dernier une circulaire fixant les règles du tirage au sort pour l'affectation des étudiants pour l'entrée à l’université lorsque la demande dépasse les capacités d'accueil. L'Apel désapprouve l'entérinement de cette pratique qui préfère le hasard au mérite.

Depuis quelques années, l’université doit faire face à l’afflux de demandes dans certaines filières, telles que Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives, psychologie, droit, ou médecine). Pour « choisir » entre les étudiants quand leur nombre dépasse les capacités d’accueil, le tirage au sort serait, pour certains, la seule et, pour d’autres, la moins mauvaise solution.

En fait, pour ces partisans du tirage au sort, tout serait préférable à une sélection, mot tabou s’il en est. Malheureusement, il ne s’agit pas simplement d’un discours mais bel et bien d’une pratique en usage pour les Staps, pratique légitimée jeudi dernier par une circulaire du ministère, qui en détaille les conditions.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Comment admettre qu’un jeune, qui a mûrement réfléchi à son orientation, qui s’est donné les moyens de réussir, qui se sent parfois une véritable vocation pour un métier, doive renoncer à ses études parce qu’il n’a pas été tiré au sort ?

Quelle société voulons-nous construire, où, par idéologie égalitariste, on préfère s’en remettre au hasard plutôt qu’au mérite ?

A l’évidence, la solution doit être recherchée par une meilleure prise en compte des prérequis pour réussir dans chacune des filières.

Y a t-il plus grande injustice que de laisser des jeunes s’engager dans des études où ils n’ont aucune chance de réussite ? Y a-t-il plus grande injustice que de nier la valeur de l’effort et du travail fournis ? Ayons le courage d’abroger un système absurde qui est une véritable insulte à l’intelligence collective et qui va à l’encontre de l’intérêt de la nation et de la jeunesse !

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