L'enseignement supérieur interpelle les candidats à l'élection présidentielle

La Fesic appelle les candidats à l’élection présidentielle à faire preuve d’audace pour dynamiser l'enseignement supérieur en formulant deux propositions innovantes. D'autres part, les cinq universités et instituts catholiques interpellent les candidats sur la revalorisation de l’accompagnement financier de leurs établissements, sur l’obtention du droit à délivrer les diplômes universitaires à leurs étudiants et sur l’autorisation d’ouverture de filières nouvelles.

LA FESIC PRESENTE DES PROPOSITIONS INNOVANTES POUR DYNAMISER LE SYSTEME D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR FRANÇAIS

La Fédération des établissements d’enseignement supérieur d’intérêt collectif (Fesic), appelle les candidats à l’élection présidentielle à faire preuve d’audace pour réinventer le système d’enseignement supérieur actuel. Elle suggère deux propositions innovantes qui bénéficieront à tous :

  • la mise en œuvre d’un système de prêts à remboursement contingent à la française. Loin des modèles anglo-saxons, ce système s’appuierait sur l’intervention des pouvoirs publics, jouant le rôle de caution. Il permettrait au bénéficiaire de la formation de contribuer de façon différée au financement de sa scolarité et ce, uniquement lorsque ses revenus sont réguliers et suffisamment significatifs.
  • favoriser la responsabilisation des établissements et l’employabilité des étudiants par la mise en œuvre de facteurs objectifs d’évaluation et de régulation.

Par ces propositions, la Fesic appelle les candidats à l’élection présidentielle à s’extraire du clivage classique public/privé et à reconsidérer le système actuel au profit d’un modèle d’enseignement supérieur pluriel, plus innovant et efficient au bénéfice de tous. 

La contrainte financière ne doit pas être une entrave à l’accès aux études supérieures, des alternatives efficaces existent »

Jean-Philippe Ammeux , Président de la Fesic





Les universités et instituts catholiques interpellent les candidats sur 3 sujets clés pour la réussite des étudiants

En France, cinq universités et instituts catholiques (Université catholique de l’Ouest-UCO, Université catholique de LilleUC Lille, Université catholique de Lyon- UCLy, Institut catholique de Paris-ICP et Institut catholique de Toulouse ICT) participent activement aux missions de service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Près de 70 000 étudiants (nombre multiplié par deux en dix ans) y sont formés avec un taux de passage de la licence en trois ans de près de 80 % et un taux de primo-insertion professionnelle de plus de 87%.

Les universités catholiques ont fait la preuve de leur engagement avec d’excellents taux de réussite pour tous les étudiants. Nous attendons des candidats, qu’ils s’engagent à nous accorder le juste soutien financier que nous méritons, à nous donner la liberté de créer de nouvelles formations, diplômantes et socialement utiles, qu’ils reconnaissent la qualité de nos formations en nous donnant les accréditations correspondantes. C’est cela qui nous permettra d’être encore plus efficaces au service du pays. »

Les 5 recteurs des universités et instituts catholiques

Ouverts à tous, mettant au service du pays leurs spécificités, leur autonomie et leur efficacité, les universités et instituts catholiques sont pleinement mobilisés pour assurer la réussite des étudiants dans le cadre contractuel défini avec l’Etat.

Mais ils rencontrent trois obstacles qui limitent leur contribution à cette mission majeure et portent atteinte à la liberté de l’enseignement supérieur. Leurs recteurs interpellent les candidats à l'élection présidentielle sur trois sujets clés pour la réussite des étudiants : 

  1. Revaloriser l’accompagnement financier
    Le financement de l’Etat ne couvre que 13% à 23% du budget des universités et instituts catholiques 
  2. Droit de délivrer les diplômes universitaires à leurs étudiants
    Soumis à l’évaluation externe de l’HCERES et contrôlés par l’Etat comme les universités publiques, les universités et instituts catholiques ne sont pas autorisés à remettre directement à leurs étudiants les diplômes auxquels ils les préparent !
  3. Permettre l’ouverture de filières nouvelles
    Le défi pour une meilleure insertion professionnelle des étudiants passe par l’ouverture de nouvelles formations diplômantes et socialement utiles, complémentaires de celles qui existent déjà.

L'Apel soutient ces trois demandes qui font partie des propositions qu'elle a également adressées aux candidats à l'élection présidentielle 

Téléchargez la lettre adressée aux candidats

Liens utiles

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Université catholique de l'Ouest

Université catholique de Lille

Université catholique de Lyon

Institut catholique de Paris

Institut catholique de Toulouse