Ces personnes rendent l’inclusion possible

« Favoriser l'implication des parents dont les enfants ont des besoins éducatifs particuliers »

Aline Blain, présidente académique des Pays de La Loire et responsable du service Information et conseil aux familles (ICF) académique, représente l’Apel 44 en commission départementale de l’autonomie (CDA), à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), et en commission départementale de l’orientation (CDO), à l’inspection académique. 

« Nommée par l’inspecteur d’Académie, je siège depuis six ans à la Commission départementale de l’autonomie de Loire-Atlantique (CDAPH), au sein de la MDPH. Quatre sièges sont répartis entre les fédérations de parents d’élèves du département pour les représenter. Cette commission statue sur les dossiers étudiés (d’enfants et d’adultes en situation de handicap) par une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, psychologues, enseignants référents… et envoie aux familles les notifications des décisions prises. Cela peut être une allocation financière ou la mise en place d’une AVS ou une orientation scolaire dans un dispositif adapté. La présence de parents est très importante pour la défense des droits des familles, souvent en souffrance.  Au sein de la CDO, aux côtés des autres associations de parents d’élèves, médecins scolaires, psychologues, professionnels de l’éducation nationale, j’étudie les dossiers d’affectation en SEGPA (sections d’enseignement général et professionnel adapté) pour des élèves en grande difficulté scolaire. Dans les établissements de l’Enseignement catholique, aux équipes Apel d’être vigilantes pour favoriser, avec diplomatie et délicatesse, l’implication des parents dont les enfants ont des besoins éducatifs particuliers. L’Apel peut également relever le défi d’une meilleure transversalité entre les Ulis collège et le monde professionnel. Ces projets d’établissement sont des chemins de foi. »

« J'aide les élèves à se projeter dans l'avenir »

Elisabeth Clermont, enseignante spécialisée, coordonnatrice de l’Ulis au lycée Jean-Paul II, à Sartrouville (78). « 

« Aujourd’hui, j’accomplis un travail de coordination et d’enseignement à l’Ulis du lycée Jean-Paul II, au sein d’une équipe très impliquée. Le travail est riche et divers. J’aide les élèves à se projeter dans l’avenir, à prendre en compte leur situation de handicap et à mieux se connaître. Nous travaillons aussi beaucoup avec les entreprises, ce qui est indispensable pour bien mesurer les réalités du monde professionnel. Grâce aux stages, nos élèves découvrent les contraintes du travail, le domaine qui les intéresse, les relations au sein d’une équipe. Cette période d’orientation est souvent délicate mais nous avons de belles réussites. Au début de ma carrière, j’ai enseigné en CE1 et CE2 et pratiqué l’enseignement du Père Faure, inspiré des méthodes Montessori. Puis j’ai souhaité travailler avec des élèves aux besoins particuliers. Une fois passé le CAPSAIS (aujourd’hui le CAPA-SH, certificat d’aptitude professionnelle pour les aides spécialisées, les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap), j’ai enseigné auprès d’élèves handicapés moteurs, à Saint-Jean de Dieu, à Paris, puis dans un Institut médico-professionnel (IMPro), qui accueillait des jeunes avec des troubles psychiques et comportementaux ou intellectuellement déficients. En 2002, j’ai contribué à l’ouverture d’une UPI (aujourd’hui Ulis), à l’Institut Notre-Dame de Saint-Germain en Laye, où je suis restée huit ans. »

« Promouvoir et favoriser la scolarité de tous les élèves »

Catherine Legrand, responsable ASH (Adaptation scolaire et scolarisation des élèves en situation de handicap) du diocèse de Lille.

« Depuis plus de vingt ans, bien avant la loi de 2005, le diocèse de Lille a mis en place de nombreux dispositifs d’accueil pour les élèves en situation de handicap. Sur les 2 619 élèves concernés, 2 178 sont scolarisés en classe ordinaire et 441 dans les 43 Ulis (unités localisées pour l’inclusion scolaire). Après avoir été enseignante dans le premier degré et chef d’établissement pendant vingt ans, j’ai rejoint la Direction diocésaine de l’Enseignement catholique de Lille depuis trois ans en tant que responsable ASH. Notre mission ? Promouvoir et favoriser la scolarisation de tous les élèves. Elle s’articule autour de trois axes : accompagner les enseignants (trois maîtres forment, par exemple, les enseignants débutants en ASH), réfléchir avec nos partenaires (Mission d’insertion des jeunes de l’Enseignement catholique, organisations professionnelles…) à la meilleure façon de sécuriser les parcours d’élèves en situation de handicap afin de leur éviter des sorties sans solution, et enfin poursuivre la mise en place de dispositifs pour les besoins éducatifs particuliers afin de répondre toujours plus aux attentes des familles. »

ILS FAVORISENT AUSSI L’INCLUSION

AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap). Il devrait se substituer progressivement à l’AVS. Cette fonction a été créée en juin 2014 par le décret 2014-724 qui fixe les conditions de recrutement et d’emploi des Accompagnants des Elèves en Situation de Handicap.

AVS/EVS (Auxiliaire de Vie Scolaire / Emploi Vie Scolaire). Jusqu’à la rentrée 2014 les auxiliaires de vie scolaire pouvaient être recrutés sous deux statuts différents : soit en tant qu’assistants d’éducation, par un contrat unique de droit public ; soit par un contrat aidé de droit privé de 2 ans maximum. Ce sont alors des EVS (Emploi Vie Scolaire) faisant fonction d’AVS. Dans tous les cas, ils ont pour mission un accompagnement à l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap. Progressivement remplacés ou deviennent des AESH au terme de leurs 6 ans de contrat d’assistant d’éducation. Seule la MDPH notifie et accorde l’aide humaine auprès des élèves qui en ont besoin. Elle en précise les conditions, notamment le temps d’accompagnement.

Enseignant référent. Interlocuteur privilégié des parents, l’enseignant référent fait le lien entre les familles, la MDPH et l’ensemble des professionnels qui accompagnent les élèves en situation de handicap tout au long de leur parcours scolaire.,Il travaille en articulation avec tous les acteurs de cette scolarisation, membres de la communauté éducative ou partenaires extérieurs. Il réunit et anime les "équipes de suivi de la scolarisation" (ESS). Il veille à la continuité et à la cohérence de la mise en œuvre du projet personnalisé de scolarisation (PPS).

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