Les formations du développement durable sont accessibles du CAP à Bac +5

Les formations qui mènent aux métiers du développement durable sont variées et accessibles à tous les niveaux d’études. Tour d’horizon, non exhaustif, des possibilités qui s’offrent aux jeunes.

DES LA 3e

Le CAP et le bac professionnel mènent vers des fonctions d’ouvriers ou d’agents dans les services de collecte, de traitement et de distribution des eaux potables usées et industrielles, et de traitements des déchets, notamment.

Le CAP (certificat d’aptitude professionnelle, 2 ans après la 3e) qui se fait soit en lycée professionnel, soit en alternance en CFA (centre de formation d’apprentis) : par exemple, CAP gestion des déchets et propreté urbaine, CAP assainissement et collecte des déchets liquides spéciaux, CAP agent de la qualité de l’eau, CAP opérateur des industries de recyclage.

AU LYCEE

À l’issue de la seconde, les lycéens qui souhaitent s’orienter vers les métiers du développement durable peuvent faire le choix entre filière générale et technologique, ou professionnelle. La classe de 2nd générale et technologique doit permettre aux élèves de réfléchir activement à cette orientation. Peuvent parfois s’ajouter un ou deux enseignement(s) facultatif(s) qui vont donner une connotation orientée écologie agronomie territoire développement durable. 

Vers un bac professionnel

Le Bac pro : attention de bien considérer que des filières identifiées peuvent devenir “verdissantes”, par exemple, dans le bâtiment ou l’électricité où l’enseignement s'adaptent aux problématiques du développement durable. Ainsi, les bacs pros travaux publics, GPPE (gestion des pollutions et protection de l’environnement), métiers de l’eau, électricité, GMNF (gestion des milieux naturels et de la faune), bac pro techniques d’interventions sur installations nucléaires, prévention santé environnement…

Vers un bac général

Bac S EAT (écologie, agronomie et territoire) en établissements de l’enseignement agricole. Cette spécialité représente un plus pour les étudiants qui s’orientent vers les écoles d’ingénieurs agronomes, vers le BTSA gestion et protection de la nature, le DUT génie de l’environnement, ou les licences biologie-écologie.

GARE A LA SURQUALIFICATION !

  • La spécificité du secteur montre un décalage entre les formations des candidats qui ont tendance à poursuivre leurs études et les besoins réels de recrutement

  • Sont également prisés des entreprises, les candidats ayant une compétence métier à laquelle ils ont intégré le développement durable ou ceux ayant développé un savoir-être sensible au développement durable, même sans qualification professionnelle.

Vers un bac technologique

La série STAV (Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant) de l’enseignement agricole. Ce bac s’adresse aux élèves intéressés par l’aménagement de l’espace rural, la production et la transformation des produits, et la dimension sanitaire de l’alimentation. Il permet des poursuites d’études courtes (BTSA, BTS, DUT ou licences pros) ou longues (écoles spécialisées ou d’ingénieurs) vers l’agriculture, l’agroalimentaire, l’industrie (traitement de l’eau et des déchets) ou les services en milieu rural.

La série STI2D (Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable). Cette spécialité s’adresse particulièrement à ceux qui sont concernés par l’innovation technologique et la préservation de l’environnement.
Avec ce bac vous pouvez viser selon vos envies les études courtes (BTS, DUT et licences pros) ou longues (licences puis master, écoles d’ingénieurs) liés aux métiers du développement durable dans l’industrie. Vous pouvez également prétendre aux classes prépa téchnologie et sciences industrielles (TSI) qui préparent en partie aux mêmes écoles d’ingénieurs que celles accessibles avec un bac S.

APRES LE BAC

Les diplômes technologiques à bac+2 conduisent dans le secteur du développement durable à des fonctions de techniciens. Le choix entre ces différentes filières se fait tout d’abord selon la spécialité envisagée et le bac obtenu. Sachez que la grande différence entre ces formations est le lieu où elles sont dispensées. En BTS et BTSA les étudiants sont dans des lycées, avec un encadrement rigoureux et sécurisant pour les étudiants qui en ont besoin. Les autres filières sont dispensées dans des universités, où les étudiants sont plus autonomes et découvrent la vie étudiante.

Les BTS (brevets de technicien supérieur) préparés au sein d’établissements publics ou privés : BTS bioananalyses et contrôles, BTS chimiste, BTS contrôle des rayonnements ionisants et applications techniques de protection, BTS hygiène, propreté, environnement, BTS géologie appliquée, BTS métiers de l’eau, BTS  métiers des services de l’environnement, BTS fluides.

Les BTSA (brevets de technicien supérieur agricoles) en lycée agricole : gestion et protection de la nature, gestion et maitrise de l’eau, gestion forestière, gestion et protection de la nature.

Les DUT (diplômes universitaires de technologie) préparés en 2 ans dans un IUT rattaché à une université : génie biologique option génie de l’environnement, hygiène sécurité environnement, biochimie, construction durable, mesures physiques.

Les DEUST (diplômes d’études universitaires scientifiques et techniques) préparés 2 ans après le bac : environnement et déchets, géosciences appliquées, santé environnement techniques industrielles et commerciales, géosciences appliquées, technicien de la mer et du littoral. Il n’existe que 6 DEUST liés aux métiers du développement durable.

Licences pro (accessibles à bac+2 après un BTS, DUT, DEUST ou L2), rudologie gestion et traitement des déchets (Le Havre), traitement des eaux et dépollution des sols (Chambéry), traitement des eaux et des déchets (Dijon), traitement et valorisation des déchets industriels (Toulouse 3), pro écoconception des produits innovants (Lille), …

QUELLE INSERTION PROFESSIONNELLE DES JEUNES SORTIS D’UNE FORMATION INITIALE EN ENVIRONNEMENT EN 2010 ?

En 2010, sur les 668 000 jeunes qui ont quitté le système éducatif, 22 541 jeunes ont suivi une formation initiale en environnement, représentant 3,4 % de l’ensemble des sortants.

• 40 % des jeunes ont suivi une formation environnementale dans l’enseignement supérieur : 25 % de  type master, 15% de type licence pro. Les jeunes ayant un BTS/DUT en environnement représentent 17 % des sortants. 28 % ont un niveau Bac. Les lycéens (CAP/BEP) représentent 15 % des sortants.

Ces jeunes ont majoritairement préparé un diplôme en aménagement du territoire (35 %), protection de la nature (24 %) et en énergie (20 %). Les femmes ne représentent que 28 % des jeunes formés mais leur présence augmente avec le niveau du diplôme préparé.

L’apprentissage concerne 27 % des jeunes formés (plus que dans les autres formations).

Avoir préparé un bac+2 (BTS/DUT) dans le domaine de l’environnement présente moins de risque de chômage durable par rapport aux niveaux supérieurs et offre une probabilité d’emploi plus élevée qu’un bac +3. En 2013, ils étaient 81% à travailler, contre 73% parmi les bacs+3 et 79% parmi les bacs+4 et plus.

H. S.

 


Source : Étude du Commissariat général au développement durable études & documents  n°131 septembre 2015.

 

CHOISIR LES FILIERES LONGUES : BAC + 5

Sans présenter une liste exhaustive de cursus, on trouve :

• Des licences (bac+3) de sciences, géographie, droit orientées vers le traitement des pollutions, eau, géologie, biodiversité, droit de l’environnement… que l’on poursuit par des masters, comme par exemple, Politiques environnementales et management du développement durable, à l’Institut catholique de Paris, rudologie ingénierie des déchets (Le Mans), géo-risques (Paris Est), gestion et évolution de la biodiversité (Lille 1), gestion des risques dans les collectivités territoriales (Lyon 3), risques majeurs (Corte, en Corse), écoconception et gestion des déchets (Cergy),…

• Des écoles d’ingénieurs généralistes avec des options en environnement (Agrocampus Angers et Rennes, École nationale du génie de l’eau et de l’environnement (Engees Strasbourg), École de Cherbourg, ISA Lille, EBI Cergy-Pontoise, Isara Lyon), ou écoconception (Ensam, ESIEC,EME,CESI…).

• Des écoles spécialisées en génie de l’eau, chimie et bioprocédés pour l’environnement (ENSC Montpellier, Mulhouse, Rennes), AgroParisTech, Cesi (Centres d’études supérieures industrielles: Angoulême, Bordeaux, Lyon, Nancy, Pau, Rouen…), École nationale du génie rural, des eaux et forêts (ENGREF).

Hélène Sourdel