Les familles sont de véritables partenaires de l'école

Présidente d’Apel dans l’établissement de ses enfants, présidente départementale, académique, trésorière nationale de l’Apel, vice-présidente… Caroline Saliou s’est impliquée à tous les échelons avant de devenir la présidente nationale de l’association des parents d’élèves de l’Enseignement catholique. Engagée pour l’école, les jeunes et leurs familles, elle nous parle de la force de ses convictions qui sont aussi celles du mouvement des Apel depuis plus de 85 ans.

Vous êtes  la présidente nationale de l’Apel depuis 2012, comment concevez-vous votre mission ?

Caroline Saliou : avant tout, je considère que la présidente nationale de l’Apel doit être au service de toutes les familles qui inscrivent leurs enfants dans l’Enseignement catholique. Je suis convaincue de la nécessité d’aller à leur rencontre, en métropole et en outremer. D’ailleurs, de nombreux projets tirent leur origine des expériences formidables qui sont menées sur le terrain. J’attache également beaucoup d’importance au dialogue confiant et constructif que nous menons avec l’Enseignement catholique. Il nous permet, là aussi, de mener des projets en commun. Quand les parents d’élèves sont positifs et constructifs, ils peuvent participer à la vie de l’établissement et être force de proposition.

L’Apel est l’une des plus anciennes associations de parents d’élèves, quels en sont les fondamentaux  ?

C. S. : la défense de la liberté de choix de l’école est incontestablement notre raison d’être fondamentale. Le choix d’une école dont nous soutenons clairement le caractère propre, autrement dit une proposition éducative nourrie par l’Évangile. Nous sommes donc l’association de tous les parents qui font le choix de l’Enseignement catholique. C’est ce choix, renforcé par notre vision d’être « les premiers et ultimes éducateurs de nos enfants », qui nous rapproche et nous unit. Nous sommes également attachés à la notion de communauté éducative dont les Apel sont à l’origine et qui permet aux familles d’être de véritables acteurs et partenaires de l’école. 

L’école en France soulève bien des controverses et des débats. Quels sont les projets, les idées que vous souhaitez avant tout défendre ?

C. S. : la société, les familles attendent beaucoup de l’école, mais elle ne peut pas tout résoudre. Un travail en concertation avec les familles est plus que jamais nécessaire et l’un de nos défis est de réussir à rejoindre les familles qui, pour des raisons sociales ou culturelles, sont les plus éloignées de l’école. L’une de nos convictions par ailleurs est que l’on doit aider chaque jeune à trouver sa place dans la société. L’école doit être le lieu des apprentissages mais aussi un lieu où les jeunes trouvent un parcours de réussite. Notre société change, l’école serait-elle le seul endroit au monde qui ne doive pas changer ? Il est plus que jamais nécessaire d’évoluer et de ne pas s’enfermer dans ses certitudes. 

L’Apel est la seule association de parents d’élèves reconnue par l’Enseignement catholique. Qu’est-ce que cela implique ? Comment sont prises les orientations de l’Apel ?

C. S. : le dernier statut de l’Enseignement catholique, adopté par la Conférence des évêques de France, reconnaît l’Apel comme unique association de parents d’élèves. Nous réunissons 900 000 adhérents au sein de 5 000 Apel d’établissements. Nous accueillons et représentons tous les parents dans leur grande diversité de croyances, d’opinions politiques, de situations sociales, d’origines géographiques. Nous sommes ouverts à tous et riches de nos différences.
À chaque niveau de notre association, les représentants sont librement élus. Au niveau national, l’équipe présidentielle, c’est-à-dire le(a) président(e) et le(a) vice-président(e), est élue sur une profession de foi présentée aux présidents académiques et départementaux lors du congrès de l’Apel qui a lieu tous les deux ans. Les orientations sont affinées lors du Bureau national de rentrée, début septembre, et sont ensuite présentées chaque année ainsi que les budgets, lors de la délégation nationale de décembre. Par ailleurs, les élus du Bureau national vont régulièrement à la rencontre des présidents académiques et départementaux sur le terrain. Nos congrès, colloques, petits-déjeuners-débat, auxquels sont invités de nombreux experts extérieurs, nourrissent nos réflexions sur les sujets éducatifs et scolaires qui préoccupent les parents. 

Quels sont vos projets pour le mouvement des Apel dans les prochains mois ?

C.S. : je souhaite que les Apel accompagnent le mieux possible la mise en place dans les établissements de la nouvelle Charte éducative de confiance qui résulte d’une réflexion commune de l’Apel et de l’Enseignement catholique. Autre moment fort, très attendu au sein de notre mouvement, notre congrès. Il aura lieu les 3, 4 et 5 juin, à Marseille. Nous poserons la question : pourquoi l’école ? Et engagerons le débat. Un moment privilégié pour réfléchir ensemble à une école où nos enfants peuvent tous grandir en humanité, qui prend en compte toutes les dimensions de la personne et qui aide chaque enfant à définir un véritable projet de vie et à parvenir au meilleur de lui-même.

Propos recueillis par Sylvie Bocquet

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