Comment protéger les enfants des images violentes ou pornographiques sur Internet ?

Réponse de Jérôme Clauzure, cofondateur d’iXone-Avenir numérique, un accélérateur de vos usages numériques.

Les chiffres sont là : un enfant sur deux de moins de 12 ans aurait déjà vu des images hyperviolentes ou pornographiques. D'abord, on ne peut pas mettre les enfants sous cloche. Ensuite, ça n’est pas parce qu’il n’ont pas accès à Internet à la maison qu’ils ne sont pas concernés, car ils y seront confrontés en dehors... Dernier constat, de plus en plus d’enfants jeunes possèdent un smartphone de moins en moins dotés d’outils de contrôle parental. Filles et garçons, selon les sites qu’ils fréquentent, ne sont pas soumis aux mêmes images. Les filles subiront les images pornographiques, alors que les garçons verront des images violentes.

Si les parents ne font pas attention aux usages et aux habitudes de leurs enfants sur Internet, ils ne pourront pas les accompagner. Or pour aider et guider son enfant, il faut toujours être dans le dialogue et le partage. Avant que son enfant ait son propre smartphone, on peut lui prêter le sien et l’utiliser ensemble, lui apprendre les bonnes pratiques et instaurer ainsi une relation de confiance. Cela permet d’éviter la confrontation à des images violentes ou pornographiques.

Si le mal est fait, on ne pourra pas réparer, mais on pourra reconstruire pour essayer de rétablir avec le numérique quelque chose de plus valorisant. Il faut que l’enfant reprenne la main sur les images qui l’ont blessé. Partager, par exemple, de belles images sur Instagram, filmer avec lui un atelier culinaire, ou une autre activité partagée. Il est important pour l’enfant d’oublier et de faire du positif sur Internet.

Propos recueillis par Claire Alméras