" LA DIMENSION AFFECTIVE EST PRIMORDIALE DANS LES APPRENTISSAGES "

Les parents ne sont ni des enseignants ni des thérapeutes, mais des accompagnateurs bienveillants et aimants. Cette bienveillance donne confiance à nos enfants car on ne peut plus ignorer l’importance de la dimension affective dans les apprentissages, c’est bien le carburant de l’apprentissage.

Qu’est-ce qui va nourrir l’estime de soi de son enfant ? Les mots justes qui vont le valoriser, notre regard positif… Plutôt que de souligner uniquement ce qui ne va pas, entraînons-nous à mettre en lumière ce qui fonctionne bien : « J’ai bien aimé quand hier tu as rendu service à Marie » ou « J’aime bien ton humour »…Mettons-nous plus souvent à leur place : qu’aurais-je besoin d’entendre pour me motiver, pour y croire ? Construire cette relation de confiance nous demande à nous, parents, de prendre du recul et de faire baisser notre stress, qui prend également de plus en plus les commandes des émotions de nos enfants.

Or, il est indispensable de savoir gérer son stress pour se sentir bien et être scolairement efficace. Notre propre posture est donc importante. Évitons de faire peser sur nos enfants une pression scolaire trop forte, ne devenons pas que des parents d’élèves, croyons en eux de façon inconditionnelle, gardons en tête que chacun peut y arriver en développant différents types d’intelligences, et que rien n’est figé. Accompagner ses enfants, c’est trouver des solutions avec eux, les stimuler, les rendre acteurs de leurs apprentissages pour qu’ils s’engagent en toute confiance. Tous les jeunes ont envie de réussir, ils en ont les capacités. Aidons-les à y croire et à savoir comment s’y prendre !

Avec Catherine Legros, accompagnant éducatif et formatrice

CONSEILS AUX PARENTS

♦ Tout va bien, les notes sont bonnes, parlons-en ! Comment tu te sentais le jour de ton contrôle ? Quelles émotions positives ? Avais-tu révisé ? Une façon de construire le goût de l’effort.

♦ L’aide aux devoirs : avant d’aborder les devoirs, prendre 5-10 minutes pour parler positivement de la journée, la sienne mais aussi la vôtre, comme un rituel. Puis s’efforcer de ne pas réagir trop vite ni de répondre à sa place. Dans vos explications soyez le plus clair et le plus concis possible. Ne parlez pas trop mais appuyez-vous sur des schémas, mots importants, dessins, pour lui permettre de s’approprier l’information. Donnez-lui du temps seul. Il reviendra réexpliquer avec ses mots ou réciter sa leçon. Qu’il sache bien que pour garder des informations, il faut revoir, répéter, c’est-à-dire les repenser plusieurs fois dans sa tête.

♦ Ça ne va pas ! Gardez votre calme, respirez
(il existe de nombreux exercices). Qu’est-ce que je peux faire pour t’aider ? À ton avis, quels aspects pourraient être améliorés ? Une aide extérieure ? Pourquoi pas ? À condition que votre enfant soit acteur de cette décision et bien présent mentalement.

♦ Expliquez les effets du stress à vos enfants : un mécanisme naturel qui en excès nous submerge, ne nous permet pas d’être efficace, de prendre les bonnes décisions, trouble nos capacités. Aidons-les à en comprendre les causes et à en anticiper les effets en posant des mots sur chaque situation pour trouver ensemble une solution. Expliquez et pratiquez également le cercle vertueux des émotions positives, carburant essentiel du bien-être.