En primaire

« Ma fille lit très bien depuis le milieu du CP, mais nous nous rendons compte qu’elle ne comprend pas toujours ce qu’elle lit et que cela la pénalise dans ses apprentissages. »

 

La compétence
> En primaire, comprendre ce qu'on lit...

Ce qui est en jeu 

L’élève doit acquérir une automatisation suffisante de la lecture pour qu’elle ne soit plus seulement un déchiffrage, mais permette la compréhension de ce qui est lu, et aussi de l’implicite. Cela veut dire pouvoir s’en faire une image mentale. Sinon la lecture reste vide de sens. Résoudre un exercice de mathématique ou comprendre une consigne sont impossibles sans cette étape.

Ce qui est difficile

Si le déchiffrage n’est pas bien acquis, il sera difficile pour l’élève de réussir à lire et comprendre ce qu’il lit. À l’inverse, le déchiffrage peut être difficile pour un enfant qui voudrait trop vite aller au sens : ainsi quand il lit “ba”, il dit “teau”, alors qu’il est écrit “balançoire”. Apprendre à lire est long et exigeant. Il est très important de continuer à lire des histoires à voix haute à l’enfant pendant tout le primaire.

Comment aider son enfant

> Aider l’enfant à se construire des images mentales en lui proposant de refaire le “film”
de l’histoire par la parole. Attention, plus l'enfant regarde écrans et images, moins c’est facile.

> Profiter d’une histoire pour lui demander de raconter ce que ressent le héros ou ce qu’il doit se dire dans sa tête.

> Lui faire se remémorer les actions d’un texte dans l’ordre (en s’aidant du lien de cause à effet).

> Lire et relire des histoires aux enfants.


 

 

« Mon fils est “nul” en orthographe. Comment pourrions-nous l’aider à s’améliorer ? »

 

La compétence
> orthographier les mots

Ce qui est en jeu 

Se constituer un lexique orthographique interne des mots usuels. C’est indispensable pour écrire. Écrire, c’est entrer dans un code qui est le même pour tout francophone, se faire comprendre par les autres.

Ce qui est difficile

L’orthographe n’est pas innée. Cet apprentissage nécessite des efforts et, comme pour toute mémorisation, la réactivation. On ne retient un mot, et son orthographe (ou une notion), que si on le croise plusieurs fois.

Il faut aussi savoir que pour certains élèves la mémorisation est plus facile que pour d’autres. Il n’y a pas d’égalité en la matière. Et on ne retient pas les mots si on n’a pas l’intention de les mémoriser

Comment aider son enfant

> Expliquer que les apprentissages nécessitent un entraînement et que cela peut être fastidieux, comme dans le sport ou la musique. Il est important de valoriser l’effort plus que la réussite.

> S’appuyer sur les préférences de l’enfant. Il peut mieux retenir les mots en les photographiant. Ou bien en les mémorisant par le mouvement, en les recopiant. Ou bien en les épelant. Certains enfants trouvent très vite la façon d’apprendre qui leur convient, d’autres tâtonnent plus...

> Inscrire ses apprentissages dans une approche ludique, avec des défis ou des jeux.

> Et toujours encourager et féliciter l’enfant en mettant en évidence les progrès plutôt que les lacunes.