Les jeux sérieux ou "serious games" en classe

Les jeux sérieux sont des outils, qui ne sont pas utilisés qu'à l'école, et qui utilisent les nouvelles technologies pour faire passer un message de façon ludique. En classe, des enseignants utilisent ces jeux sérieux pour transmettre un savoir. L'exemple d'Olivia Assemat, professeur documentaliste, au collège Saint-Thomas d'Aquin, à Saint-Jean de Luz.

Comment avez-vous eu l’idée d’utiliser le jeu vidéo en classe ?

Les serious games comme outils pédagogiques

Au CDI (centre de documentation et d'information), j'utilisais pendant les ateliers qui ont lieu entre midi et deux, le logiciel pour créer des jeux vidéo qui s'appelle RPG maker (un logiciel essentiellement utilisé pour faire des jeux de rôle) et qui est très facile d'utilisation, parce que très intuitif. Avec mes collègues, aujourd'hui, nous nous rendons compte que les élèves zappent très vite, ne se concentrent que dix minutes si le professeur fait un cours magistral. Je n'ai pas cherché à les divertir, mais à trouver un moyen de les intéresser aux apprentissages.

Concrètement sur quoi et comment avez-vous travaillé ?

Avec Laurent Etchechourry, professeur de français, nous avons voulu faire travailler les élèves de 6e sur l'Odysée d'Ulysse. Mais ils ont du mal avec la mythologie à cause de la multiplicité des dieux. Nous leur avons proposé de créer un jeu vidéo sur le voyage d'Ulysse de Troie à Ithaque. Les élèves étaient répartis en groupe de deux et chaque groupe a produit l'un des 25 tableaux du jeu. Nous leur donnions une fiche avec les informations concernant les personnages, les décors, etc. Eux, devaient au préalable faire des recherches documentaires, puis écrire les dialogues et prévoir l'action. Ils ont une marge de manœuvre limitée, mais je vous assure qu'ainsi ils connaissent tous l'histoire d'Ulysse !


Comment les élèves ont-ils réagi ?

Ils ont très vite accroché et compris que le but n'était pas de jouer, d'ailleurs, ils n'y ont même pas pensé. Évidemment, certains enfants sont plus à l'aise que d'autres avec les jeux vidéo, mais justement cela a permis aussi beaucoup d'entraide et d'interactions entre les élèves. Et puis les enfants étaient très motivés par ce projet. Même les plus turbulents !

Olivia Assemat, professeur documentaliste et Laurent Etchechoury, professeur de français, au collège Saint-Thomas d'Aquin, à Saint-Jean-de-Luz, ont reçu le trophée de l'innovation, lors du Printemps du numérique (organisé par le Secrétariat général de l'Enseignement catholique), à Lille, en mars 2014.

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