Primaire : apprendre avec une carte mentale

Pour le travail à effectuer à la maison, vous souhaitez aider votre enfant à gagner en efficacité. Et s’il essayait la carte mentale ?

Qu'est-ce que c'est ?

La carte mentale (mind map en anglais) est une représentation visuelle de l’information. Les idées, notions, concepts n’apparaissent plus de manière linéaire mais sous la forme d’une arborescence autour d’un noyau central. On l’appelle aussi carte heuristique, carte conceptuelle, carte des idées, carte d’organisation d’idées, arbre à idées... Elle a été développée dans les années 1970 par le psychologue anglais Tony Buzan. 

À QUOI SERT-ELLE ?

La carte mentale facilite l’organisation des idées. À la maison, elle peut être utilisée – quelle que soit la matière – pour comprendre et mémoriser une leçon, ou pour en réviser une déjà apprise. Elle permettra à votre enfant d’avoir une vue synthétique de son chapitre, de savoir s’il a bien réussi à en dégager les éléments essentiels. Il pourra aussi s’en servir pour penser et créer : par exemple, chercher des idées pour une rédaction, préparer un exposé, lire un texte ou un livre.

COMMENT PROCEDER ?

Il faut se doter d’une feuille blanche sans ligne et sans carreaux que l’on oriente dans le format paysage. Bien au centre, on trace un cercle au sein duquel on inscrit un mot-clé correspondant à l’idée à développer : le titre de la leçon à mémoriser ou le thème sur lequel on doit réfléchir dans le cas d’une rédaction ou d’un exposé. À partir de ce tronc central, sont tracées des lignes courbes (les branches) qui le relient à différents sous thèmes d’où partiront éventuellement de nouvelles branches aboutissant encore à d’autres sous-thèmes. À noter que des logiciels peuvent aussi être utilisés (1).

QUELLES REGLES RESPECTER ?

La carte mentale se lit dans le sens des aiguilles d’une montre. À partir du noyau central, le premier thème apparaît donc en haut à droite, le dernier se lisant sur la partie gauche de la carte, en remontant de bas en haut. Pour une meilleure lisibilité, mieux vaut numéroter les thèmes, utiliser des couleurs différentes, voire des caractères différents. Attention, enfin, à la surcharge : on n’utilise, à chaque fois, qu’un ou deux mots-clés (pas de phrases, donc).

L'avis de Claire, enseignante en CM2

« J’utilise volontiers la carte mentale pour les leçons de grammaire, par exemple, lorsque j’aborde la question des classes grammaticales avec la distinction entre les mots variables et les mots invariables. Je guide alors les élèves, qui n’ont pas de mal à trouver les mots-clés. C’est toutefois beaucoup plus difficile quand eux-mêmes doivent, tout seuls, à la maison, à partir d’une leçon, déduire les mots-clés à inscrire sur leur carte. Les plus jeunes auront probablement besoin, alors, de l’aide d’un adulte. »