Problème d'autorité

«Avec Maxime, 9 ans, nous sommes plutôt des parents copains : généreux, tendres, joueurs... Aucun des deux n’aime faire acte d’autorité. Mais à l’école, on nous a alertés sur un comportement totalement “inapproprié”.

La réponse de PHILIPPE DUVERGER, pédopsychiatre et auteur de Mes parents sont fragiles (Anne-Carrière éditions)

Aujourd’hui, les parents évoluent souvent dans un rapport de séduction avec leur enfant, refusant parfois tout type d’autorité. C’est dommage : les enfants ont fondamentalement besoin de repères. Les interdits les structurent. Livré totalement à lui-même, l’enfant se sent tout-puissant et, paradoxalement, malheureux. Un enfant-roi – comme Maxime – est très vite exclu de son groupe social, qu’il s’agisse des copains ou de la classe. D’où l’importance de rétablir une relation hiérarchique avec lui. Il ne s’agit pas de faire preuve d’autoritarisme. Au contraire : crier révèle un état de faiblesse. Mieux vaut parler à Maxime fermement et calmement. Mais il importe pour cela que vous soyez convaincu du bien-fondé de votre autorité. Si vous y croyez, votre enfant vous suivra. Second conseil : quand vous lui refusez quelque chose (un objet, un jouet, une permission), une simple explication suffit. Si vous vous justifiez sans fin, vous perdez votre crédibilité. Le bon parent est celui qui fixe des limites, autorise et refuse. C’est ainsi, en lui fournissant des repères, que vous l’aidez à trouver sa place à l’école, à grandir.