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Le redoublement, ancré dans le système éducatif français, divise l’opinion. Certains chercheurs le disent inutile, voire traumatisant. Cependant, il peut être positif sous certaines conditions. Dialogue avec les enseignants et soutien des parents sont deux clés essentielles pour qu’il soit vécu par le jeune comme une seconde chance.
Première chose, il faut bien repérer l’origine des difficultés de votre enfant : travail insuffisant, bases qui n’ont pas été acquises, mauvaises méthodes de travail, problèmes de comportement, absence de motivation, manque de confiance en soi… Le redoublement pourra-t-il vraiment y remédier ? D’autres solutions sont-elles possibles ? Ce questionnement passe par un dialogue régulier avec l’équipe éducative tout au long de l’année, et pas seulement à la fin du 3e trimestre, au moment où doit être prise la décision.
Si le redoublement est décidé, il ne doit jamais être considéré comme une sanction, mais comme l’occasion de rompre avec la spirale de l’échec, de combler les notions manquantes, d’acquérir de nouvelles méthodes de travail et, surtout, de prendre le temps d’élaborer un projet de réussite. Quand cela est possible, il est préférable que l’élève redouble sa classe dans un contexte nouveau, avec une autre équipe pédagogique, pour que cela soit perçu comme une année de changement.
Peut-on s’opposer à un redoublement ?
Dans le primaire
La durée du cycle des apprentissages fondamentaux et du cycle des approfondissements peut être allongée ou réduite d’un an, selon le rythme d’apprentissage de chaque enfant, et ce, une seule fois au cours de sa scolarité primaire. L’équipe pédagogique du cycle peut donc faire une proposition de redoublement, qui sera adressée aux parents par le chef d’établissement. Les parents ont un délai de quinze jours pour accepter ou refuser. En cas de refus, les parents doivent pouvoir saisir une commission de recours qui rendra un avis définitif.
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