Les initiatives des établissements catholiques

Depuis septembre 2013, la réforme des rythmes scolaires à l'école primaire prévoit 24 heures d'enseignement hebdomadaire sur neuf demi-journées, incluant le mercredi matin. Certains établissements de l'Enseignement catholique proposaient déjà auparavant une semaine de 4 jours et demi. Deux d'entre eux nous ont expliqué comment ils s'organisent.

A l’école La Sidoine de Trévoux (01)

Rugby, théâtre, cuisine, lecture de contes... A l'école La Sidoine de Trévoux (01), les élèves de primaire et de maternelle peuvent pratiquer différentes activités deux après-midi par semaine. En effet, depuis 2008, cet établissement de 340 élèves a mis en place la semaine de 4 jours et demi, avec des journées plus courtes et une matinée supplémentaire le mercredi.

Fini les devoirs à la maison

" Tous les après-midis, la classe se termine à 15h30 explique Mireille Besseyre, la directrice. Ensuite, soit les élèves rentrent chez eux, mais ils sont une minorité, soit ils restent à l'école jusqu'à 16h30 ". Les lundis et vendredis, l'école propose des activités artistiques ou sportives et les mardis et jeudis, l'heure supplémentaire est dédiée aux devoirs et à l'aide personnalisée. De leur côté, les tout-petits peuvent faire du yoga, écouter des contes ou aller à la ludothèque.
Au bout de cinq ans, l'expérience est plutôt positive : les élèves se concentrent sur les apprentissages le matin et apprécient de décompresser l'après-midi. Et surtout quand ils rentrent chez eux le soir, plus de devoirs à faire !

Recruter des bénévoles

Côté organisation, la directrice reconnaît que cet aménagement de la semaine lui prend plus de temps qu'auparavant : " Les activités sont assurées par des associations, des professeurs volontaires ou des parents bénévoles. Il faut donc les mobiliser et en recruter régulièrement pour varier les activités et proposer un choix suffisant aux enfants ". Autre contrainte pour l'établissement : trouver des locaux pour accueillir les activités sportives qui se déroulent en dehors de l'école.
De leur côté, les parents apprécient cette organisation, d'autant plus que la participation demandée pour financer les activités est modique (21 € par an et par enfant) et le mercredi après-midi, inutile de courir au centre aéré : un bus vient chercher les enfants à l'école.

Ateliers et aide aux devoirs

En région parisienne, l'expérience a également été mise en place à l'école Blanche de Castille de Villemomble (93). Cet établissement, qui accueille des enfants de la maternelle au lycée, a également instauré la semaine de 4 jours et demi depuis 2008. Pour les classes de maternelle et de primaire, la journée est plus courte et en contrepartie, les élèves ont classe le mercredi matin.
Là encore, la journée de classe se termine à 15h30 et de 16h00 à 18h00, les élèves peuvent bénéficier d'une aide aux devoirs et suivre des ateliers : art, chant, théâtre ou activités sportives sont gérées par des intervenants au sein de l'établissement.

Moins de trajets pour les parents

" Au début, les parents étaient un peu réticents se souvient Régis Bergonnier, le chef d'établissement. Mais au final nous sommes victimes de notre succès ! Les enfants préfèrent rester à l'école plutôt que de rentrer chez eux ".
Comme à l'école La Sidoine, les élèves apprécient de ne plus avoir de devoirs à faire en sortant de l'école et pour les parents, l'organisation est facilitée car tout se passe dans l'établissement, y compris le centre aéré du mercredi après-midi. Le coût pour les familles est également beaucoup plus intéressant que les tarifs pratiqués dans les clubs ou les associations : moins de 2 € de l'heure par activité.

Quels bienfaits pour les élèves ?

Alors la semaine de 4 jours et demi n'a t-elle que des avantages ? " Pour les enfants, c'est un rythme beaucoup plus adapté " reconnaît Régis Bergonnier. En revanche, à l'école La Sidoine, les bienfaits pour les élèves ne sont pas probants : " Nous n'avons pas assez d'indicateurs pour mesurer si les élèves sont moins fatigués en fin de semaine ", déclare Mireille Besseyre.

Dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, L'Enseignement catholique a engagé une réflexion auprès des différents acteurs de la communauté éducative, dont l'Apel. Rappelons cependant que les établissements privés sous contrat sont libres du choix de leur organisation et que des dérogations seront possibles si elles sont justifiées par les particularités du projet éducatif.

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