Enseignement catholique : une rentrée tournée vers la réussite de tous

Avec près de 9000 établissements et le seuil des 2 millions d’élèves une nouvelle fois franchi, la rentrée 2014 témoigne de la bonne santé et du dynamisme attractif de l’Enseignement catholique.

La hausse des effectifs

Cette année encore, l'Enseignement catholique connaît une hausse de ses effectifs : + 6566 pour la rentrée 2014, ce qui porte le nombre d'élèves scolarisés dans ses établissements à 2 047 751.

Alors qu’en 2013 les effectifs augmentaient surtout dans le second degré, cette année c’est l’inverse qui se produit : le 1er degré enregistre une progression plus marquée (+7376 élèves) que le second degré     (+ 2372 élèves) à cause d’une situation économique et sociale plus difficile.

Mais comme le souligne Pascal Balmand, Secrétaire général de l’Enseignement catholique : « Au-delà des chiffres, nous devons continuer à mobiliser l’ensemble de la communauté éducative autour du service rendu aux enfants, aux jeunes, aux familles et plus largement à la société française dans son ensemble ».

L’ouverture à tous

Pascal Balmand a rappelé que « dans une France fragilisée par le creusement des disparités, l’Enseignement catholique entend bien (…) contribuer à la construction du lien social, comme à celle d’une société plus ouverte et plus fraternelle ». Il tient donc à ce que l’Enseignement catholique :

- poursuive son action au service des enfants et des jeunes les plus fragiles, en continuant à soutenir les nombreuses initiatives locales et les projets innovants ;

- encourage les équipes éducatives à travailler à l’innovation et à la créativité pour adapter le projet éducatif aux jeunes, en fonction de leurs besoins : dispositifs contre le décrochage scolaire, école inclusive, classes inversées…

Une vitalité éducative et pédagogique

Il a également souligné le dynamisme et le travail des équipes éducatives à travers :

la multiplication des dispositifs des élèves décrocheurs, partenariats entre établissements de centre-ville et quartiers défavorisés ;

la mise en place de « master classes » où professeurs et chercheurs travaillent ensemble autour de la culture numérique ;

les initiatives prises en matière de rythmes scolaires pour permettre aux élèves de travailler en fonction de leurs besoins spécifiques.

Le rôle de l’Apel reconnu

« Je me félicite du travail mené par les Apel avec le mouvement ATD-Quart Monde, afin de rapprocher l’école et les familles qui pourraient s’en sentir les plus éloignées », a tenu à rappeler Pascal Balmand. Il a également reconnu l’action efficace de l’Apel dans la qualité de la relation entre l’école et les familles et dans la place faite aux parents au sein des établissements.

 

L’avis de Caroline Saliou, présidente nationale de l’Apel

« Il faut persuader les familles modestes qu’elles ont toute leur place dans nos écoles »

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Je suis convaincue que l’Enseignement catholique (...) a beaucoup à apporter à ces publics. L’argent n’est pas un frein car il existe des caisses de solidarité dans la plupart des établissements. En revanche, il faut persuader les familles  modestes qu’elles ont toute leur place dans nos écoles, qu’elles peuvent s’y investir. Il faut aussi convaincre les autres familles que la diversité est un atout et que l’on a tout à gagner à se confronter à la différence, qu’elle soit  sociale, religieuse ou autre », a t-elle déclaré dans le journal La Croix. Et d’ajouter : « Je me réjouis que nos projets sur ce plan rejoignent ceux de l’Enseignement catholique. Tous ces enjeux, on doit les faire comprendre aux parents : nous avons un rôle pédagogique à jouer auprès d’eux. »