Les Français et l'enseignement privé : les résultats du sondage La Croix/Opinion Way

Dans le cadre de la Convention de l'Enseignement catholique qui s'est déroulée les 1er et 2 juin à Vincennes, l'institut Oinion Way a interrogé les Français sur leurs perceptions le l'enseignement privé. Voici les principaux résultats

S'ils avaient un enfant à scolariser, 43% des Français souhaiteraient pouvoir le scolariser dans l'enseignement privé catholique. Ce souhait s'exprime aussi bien chez les catégories populaires (39%) que supérieures (44%), ce qui prouve la capacité de l'enseignement privé catholique à intéresser les Français au-delà de leurs capacités financières supposées. "Ces résultats vérifient l'attachement des Français à l'Enseignement catholique et à la liberté de choix", remarque Claude Berruer, secrétaire génaral adjoint de l'Enseignement catholique. En effet, la liberté de choix entre une école privée et une publique est approuvée par la quasi-totalité des répondants. Qu'ils soient ou non attirés par l'enseignement privé catholique, on constate que 90% des répondants trouvent normal que les parents aient le choix entre les deux structures, dont 53% tout à fait d'accord. Cette liberté de choix en France est aussi pour 72% une chance pour le système éducatif. "Cela montre bien que l'Enseignement catholique a su s'imposer dans la paysage éducatif français, note Julien Goarant, directeur d'Etudes chez Opinion Way, et qu'il participe pleinement au service public de l'éducation".

Le portrait-robot de l'enseignement privé : un enseignement de qualité (80%), une place importante à la dimension éducative des enfants (80%), mais également une institution perçue trop élitiste.
72 % des Français estiment en effet que l'Enseignement catholique n'est pas accessible aux populations défavorisées "C'est une interpellation très forte, constate Claude Berruer, mais elle ne doit pas être mal perçue par ceux qui y travaillent. Il est vrai que l'Enseignement catholique n'est pas présent sur l'ensemble du territoire et que l'aménagement urbain a repoussé les familles en difficulté à l'extérieur des villes. C'est pourquoi il y aura une réflexion à avoir sur l'implantation de nouveaux établissements, mais cela demande des moyens financiers !"

Enfin, troisième élément fort de cette enquête : l'idée que l'enseignement privé soit ouvert aux non croyants et/ou aux autres religions est soutenue par 78% des répondants, même si 64 % des Français estiment que l'Enseignement catholique accorde une place importante à la religion catholique. "C'est aussi la reconnaissance d'un projet spécifique et que notre identité n'est pas source d'exclusion", souligne Claude Berruer.

Cette ouverture est également plébiscitée au niveau de l'enseignement puisque 60 % des Français pensent que l'enseignement privé bénéficie d'une liberté pédagogique. "Ce qui explique que certains parents font le choix de l'enseignement privé sous contrat non pas pour des raisons confessionnelles ou idéologiques, mais parce que cela représente une alternative par rapport au public, constate Julien Goarant, et que cela est possible justement grâce à cette ouverture".

Les résultats de ce sondage viennent compléter les deux journées de réflexion de la Convention et ont permis de dégager des pistes de travail pour les années à venir parmi lesquelles la lutte contre les inégalités sera un enjeu important pour l'Enseignement catholique.

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