Premier rendez-vous entre l'Apel et Jean-Michel Blanquer

Apel mercredi 05 juillet 2017 Retourner à la liste d'actualités

Caroline Saliou, présidente nationale de l'Apel, a rencontré Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, le lundi 3 juillet.

Suite au changement de gouvernement, l'Apel souhaitait rencontrer le nouveau ministre pour connaître ses priorités et engager le dialogue. Caroline Saliou, présidente nationale de l'Apel, a donc été reçue lundi 3 juillet par le ministre. Un entretien de plus d'une heure et quart qui a permis d'avoir des échanges de qualité. Voici les principaux sujets abordés lors de ce rendez-vous :

La priorité maintenue au primaire et l'assouplissement de la réforme du collège rejoignent nos demandes. Par exemple, l'enseignement du latin ou l'organisation de classes bilangues seront à nouveau facilités.

Cependant, Caroline Saliou a tenu à souligner 3 points de vigilance :

  • L'interdisciplinarité : le ministre a confirmé qu'il irait dans le sens de la demande que l'Apel lui avait formulée début juin ; ainsi chaque élève continuera de bénéficier obligatoirement de chacune des formes d’enseignements complémentaires pendant sa scolarité, (accompagnement personnalisé et enseignements pratiques interdisciplinaires) mais, concernant les EPI, le carcan des thèmes imposés sera supprimé 
  • Dispositif "devoirs faits": après les vacances de la Toussaint, les devoirs pourront être faits au collège, cela concernera les élèves volontaires. Le milieu associatif sera sollicité pour participer à ce dispositif mais des professeurs y contribueront également et ils seront payés en heures supplémentaires. Caroline Saliou a tenu à s'assurer que les établissements de l'Enseignement catholique qui le souhaitent pourront bénéficier de ce dispositif.
  • La question du redoublement : pour l'Apel, la vraie question est l'accompagnement des élèves dès les premières difficultés, le redoublement doit rester complètement marginal.

Les suppléances des professeurs

C'est pour l'Apel une inquiétude majeure. Il est de plus en plus difficile de trouver des suppléants pour pallier les absences de professeurs, mais nous constatons en plus une non-équité de traitement. Il est inimaginable que certains rectorats puissent continuer à attirer des professeurs remplaçants dans les établissements publics en leur attribuant des rémunérations supplémentaires. Caroline Saliou a fait part du vif mécontentement  des parents qui ne peuvent accepter cette différence de traitement qui, là où elle existe, rend insoluble le recrutement d'enseignants. Le ministre a promis d'examiner dans le détail ce dossier. L'Apel devra rester très mobilisée si nous voulons obtenir gain de cause.

L'accompagnement à l'orientation

Cette année, l'Apel a reçu beaucoup  de remontées négatives concernant APB. La situation est inacceptable dans certaines filières en tension (Staps, Paces, Psycho, Droit). Quant au  tirage au sort, c'est une solution inique contre laquelle l'Apel s'est déjà prononcée.

Mais APB n'est qu'un outil. Pour l'Apel, il est particulièrement urgent de travailler les questions de fond, c'est-à-dire l'accompagnement à l'orientation, le baccalauréat, les filières du lycée et l'entrée dans le supérieur. Le ministre partage cette analyse et confirme qu'il va ouvrir une réflexion pour modifier le baccalauréat.

Caroline Saliou en a également profité pour lui annoncer la mise en place d'un groupe de travail et l'organisation d'un petit-déjeuner débat au Sénat le 29 novembre sur ce thème. 

L'accueil des élèves handicapés

Fort des remontées inquiétantes de certaines académies concernant le manque d'auxiliaires de vie scolaire (AVS), le ministre propose d'examiner les cas des académies qui ne traiteraient pas équitablement les enfants à besoin éducatif particulier inscrits dans l'Enseignement catholique.

 

Tout au long de l'entretien, le ministre a fait preuve d'une grande écoute et s'est dit très désireux de connaître l'avis de l'Apel sur les différents dossiers et s'est engagé à recevoir régulièrement l'Apel afin de poursuivre notre collaboration. En effet, Jean-Michel Blanquer connaît l'Apel depuis plusieurs années et il loue régulièrement la qualité de nos travaux. Il est d'ailleurs intervenu lors de notre dernier congrès à Marseille en 2016.