Protocole sanitaire : réaction de l’Apel suite aux annonces du ministre

Les nouvelles mesures du protocole sanitaire pour la rentrée de septembre viennent d’être annoncées par le ministre de l’Education nationale.

Pour l’Apel, maintenir l’école ouverte reste plus que jamais une nécessité pour l’équilibre des jeunes et pour la continuité de leurs apprentissages. Le maintien d’un protocole strict afin de limiter la propagation du virus va dans ce sens. Comme l’an passé, demander aux collégiens et lycéens de s’isoler pendant 7 jours, s’ils sont cas contact ou quand un cas de Covid est déclaré dans la classe, est donc parfaitement compréhensible.

En revanche, étant donné qu’aucune consultation n’a eu lieu, l’Apel a été surprise de découvrir qu’une différenciation serait faite entre les élèves suivant qu’ils seront vaccinés ou non.

Certes la responsabilité collective face à cette pandémie est importante, mais la liberté de choix des familles l’est également. De surcroit, même si elles le souhaitent, toutes les familles n’auront pas eu le temps suffisant pour faire vacciner leurs enfants d’ici le début septembre.

Toute notre attention portera donc sur la continuité pédagogique. Il ne serait pas acceptable qu’elle ne puisse être assurée à la fois pour les élèves en présentiel comme pour ceux en distanciel.

Aucun enfant ne doit être ostracisé ou laissé de côté.

L’Apel travaillera bien sûr en collaboration avec les chefs d’établissement pour faciliter les conditions de la rentrée, mais sera extrêmement vigilante sur ce point.

Par ailleurs, de nombreuses questions sont encore en suspens. Ainsi par exemple :

  • Quid des collégiens de moins de 12 ans qui ne peuvent pas être vaccinés ?
  • Quid du délai requis qui fait que des parents qui souhaiteraient faire vacciner leurs enfants ne pourraient pas le faire avant la rentrée en raison des délais nécessaires pour trouver un rendez-vous et du temps incompressibles entre deux injections ?
  • Quid des enfants des familles les plus défavorisées et les plus fragiles pour lesquelles le risque de décrochage est grand ?

La situation sanitaire peut encore évoluer pendant le mois d’août mais, d’ores et déjà, l’Apel annonce qu’elle rencontrera Jean-Michel Blanquer avant la rentrée et sera extrêmement vigilante pour défendre les intérêts des enfants et de leur famille.