Le bac : quels enjeux ?

L'Apel a organisé le 29 novembre 2017 un petit-déjeuner débat sur la réforme du bac en présence d'experts, de chefs d'établissements, de parents et d'élèves qui ont témoigné de leurs expériences au sein de l'Enseignement catholique.

Après la réforme de l'enseignement supérieur, le gouvernement lance un nouveau chantier pour réformer le baccalauréat, dans le cadre d’une réflexion globale sur le lycée. Cette refonte sera progressive au cours des trois prochaines années pour aboutir à une mise en œuvre de la nouvelle formule du bac en 2021.

L’Apel souhaite aborder ce sujet d’actualité à l'occasion de son petit déjeuner débat annuel au Sénat pour mieux expliquer les enjeux de la réforme et formuler des propositions (voir ci-dessous).

Il s'est déroulé le 29 novembre en présence de Eric Charbonnier, analyste à la direction de l'Education de l'OCDE, Bruno Magliulo, inspecteur d'académie honoraire et François Taddéi, directeur du Centre de recherches interdisciplinaires

Des jeunes, des parents d'élèves, des chefs d'établissement, des enseignants ont également apporté leurs témoignages.

Les propositions de l'Apel

Oui au contrôle continu

Nous souhaitons conserver un bac avec un examen final (4 ou 5 matières) mais avec une partie de contrôle continu réparti sur 2 ans :

  • 1/3 de contrôle continu en 1re,
  • 1/3 de contrôle continu en terminale
  • et 1/3 lors de l'examen final.

Oui au bac modulaire...

Avec un tronc commun mais avec également des matières supplémentaires laissées au choix des élèves en fonction de leur projet personnel. Ces choix doivent permettre aux lycéens de répondre aux " attendus " des établissements d'enseignement supérieur.

... mais à 3 conditions : 

  • Une équité territoriale : les options doivent être ouvertes à tous et partout (utilisation du numérique avec le e-learning, les MOOC...)
  • Un droit reconnu à l'erreur : l'élève peut changer d'options au lycée et les passerelles doivent être possibles et pas uniquement sur le papier comme aujourd'hui.
  • Une organisation claire et transparente : les parents d'élèves veulent comprendre pour pouvoir accompagner les choix de leurs enfants, les conseiller. Nous en avons assez des systèmes opaques où seuls les mieux informés peuvent tirer leur épingle du jeu.

L'Apel regrette que les efforts annoncés dans le cadre du Plan étudiants soient trop axés sur l'année de terminale. C'est bien en amont qu'il faut se préoccuper du projet personnel du jeune, sans oublier les élèves à besoin éducatif particulier.

La formation des enseignants, et tout particulièrement celle des professeurs principaux, doit être renforcée pour qu'ils puissent réellement accompagner les lycéens dans leur réflexion. »

Caroline Saliou , Présidente nationale de l'Apel

POUR EN SAVOIR +

Consultez notre blog consacré au petit déjeuner débat

https://lesenjeuxdubac.tumblr.com/

La réforme du bac : ce qu'en pensent les parents

  • Le bac est un rituel bien ancré : 93 % des parents le perçoivent comme un moyen de marquer symboliquement la fin des études secondaires, mais seuls 54 % le considèrent comme un moyen de garantir une aptitude à mener avec succès des études supérieures.
  • Les parents favorables au maintient du bac, mais réformé : pour 58 %, l'examen doit être maintenu mais certaines épreuves pourraient être remplacées par le contrôle continu tout au long de l'année. 80 % des parents sont opposés à la suppression du bac.
  • 74 % des parents plébiscitent l'idée d'un examen "à la carte" où chaque élève pourrait choisir ses enseignements de spécialités en fonction de ce qu'il souhaite faire après.
  • L'orientation vers le bac dictée par les résultas scolaires : pour 63 % des parents, le choix du bac et de telle ou telle filière est conditionnée par les résultas scolaires. Seuls 32 % considèrent que leurs enfants sont orientés selon leurs souhaits.

(Sondage Apel-BVA - Novembre 2017)

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