Grand oral : SE CONNAÎTRE ET S’ENTRAÎNER POUR ÊTRE PRÊT(E) LE JOUR J

Timide, inquiet ou extraverti... Apprendre à faire avec sa nature est la meilleure façon d’appréhender le grand oral. Tous nos conseils pour aider votre enfant.

Votre enfant est timide, ne parle pas beaucoup. Le grand oral l’impressionne.

A lui conseiller

> Je m’exerce à repérer mes émotions le plus souvent possible, même si je dois me forcer un peu au début.

  • Ma respiration s’accélère ?
  • Mon cœur bat plus vite ?
  • Mes gestes sont saccadés ou tétanisés ?
  • Je rougis ?
  • Je ne trouve plus mes mots ?

> Ces émotions dépendent de mon état d’esprit. Je repère mes pensées et réactions automatiques parasites. Ces pensées négatives me traversent spontanément l’esprit : « C’est trop dur », « Je suis nul(le) ». Elles provoquent blocage, peur de répondre, intimidation. En prendre conscience me permet de les travailler et de les transformer volontairement.

> Je m’entraîne à la pensée parade positive. Formulée sans négation, elle stimule l’action vers des raisonnements et un comportement productif. Elle devient progressivement une habitude, une nouvelle manière de penser et d’être. Au lieu de « Je n’ai rien à dire, je ne suis pas intéressant(e) », je pense « J’ai appris, je suis capable de répondre ». J’inverse mes phrases négatives et je les note sur un Post-it collé devant moi pour les voir souvent : « Je sais répondre », « J’ai des choses à dire », « Je suis intéressant(e) ».

> Je me renseigne sur les techniques de relaxation et de visualisation mentale

Votre enfant en fait trop, aime parler et être au centre de l’attention. Il doit canaliser son grand oral

A lui conseiller

> J’analyse mes forces.

  • J’ai une parole facile, je ne cherche pas mes mots.
  • Je ne suis pas intimidé par le regard d’autrui.
  • Je ne suis jamais pris au dépourvu par une question.

> Je constate mes faiblesses.

  • Je me perds dans des détails, je m’écoute parler. Je me mets souvent en avant.
  • Je ne prends pas en compte les interventions de l’interlocuteur.
  • Je survole mon exposé sans but ni plan précis.

> Je m’entraîne à construire un discours.

  • J’enregistre ma présentation orale sur mon téléphone et j’écoute ou fais écouter mon intervention par un tiers qui m’aide à voir l’essentiel. Je renouvelle l’opération plusieurs fois jusqu’à satisfaction.
  • Je me force à ralentir le débit, à faire des silences pour préparer une réponse.
  • À partir d’un sujet, je me fixe au préalable un objectif, des arguments, des exemples.
  • Un proche me prépare des questions sur l’actualité. Je m’efforce d’y répondre clairement, brièvement, sans digression.
  • Je canalise sciemment mes gestes. Je commence lors de mes prises de parole en classe, pendant les cours. 

Votre enfant est MAL À L’AISE DANS sON CORPS. Il ne sait pas comment se tenir devant les autres. Il appréhende le grand oral

A lui conseiller

> Je prends conscience que le corps « parle ». Il envoie des signaux qui traduisent mes émotions.

  • Je me décentre de moi-même : qu’attend mon interlocuteur ?
  • Un regard franc et ouvert, souriant pour entrer en relation.
  • Un corps redressé qui prend sa place.
  • Une tenue correcte et soignée.
  • Un propos cohérent, intéressant, construit. Une voix claire.
  • De l’énergie dans l’exposition des arguments qui montre des convictions.

>  Je me prépare toute l’année à cet exercice.

  • Je suis à l’écoute de mon corps. Je m’exerce régulièrement devant un miroir à adopter différentes postures (colère, joie, étonnement, bravade, timidité, mépris, détente, fierté, satisfaction, surprise...) pour comprendre le jeu des attitudes et ne plus le redouter.
  • Je prends possession de l’espace avec de grands gestes mimant la direction, le renvoi, l’invitation, le refus... Je peux parler fort en même temps.
  • Je m’efforce de soutenir le regard des autres, de regarder mes interlocuteurs en face. J’apprends à balayer une assemblée de mon regard. Je m’entraîne avec mon entourage proche.
  • Je m’exerce à sourire le plus souvent possible. 

> Le jour J, je choisis une tenue dans laquelle je suis à l’aise et qui me correspond.

Que faire SI MON ENFANT A UN TROUBLE DU LANGAGE ?

Les élèves ayant des troubles neuro-développementaux, des troubles des fonctions auditives, des troubles du langage oral ou de la parole, ou des troubles psychiques, entre autres, peuvent demander des aménagements des épreuves du baccalauréat. Il faut faire la demande au plus tard avant la date d’inscription à l’examen, donc dès la seconde ou dès le mois de septembre en première. Pour ce faire, rapprochez-vous du chef d’établissement, de l’académie ou d’un médecin. 

Les aménagements peuvent prendre plusieurs formes parmi lesquelles :

L’AMÉNAGEMENT DU TEMPS
Une majoration du temps de préparation ou du temps de passation de l’épreuve ; une brève pause en raison de la fatigabilité (déductible du temps de l’examen).
DES AIDES TECHNIQUES
Utilisation d’une tablette ou d’un ordinateur équipé d’un logiciel spécifique que l’élève est habitué à utiliser en classe, mais vidé de ses dossiers ou fichiers et hors connexion ; le port, par au moins un membre du jury, d’un micro haute fréquence ; une énonciation claire et simple des questions en face du candidat afin de faciliter une lecture labiale.
DES AIDES HUMAINES
Un secrétaire, un enseignant spécialisé dans les troubles des fonctions auditives, un interprète en langue des signes française ou un codeur en langage parlé complété. 

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