Les conseils de notre expert

Alain Pouhet, médecin, formateur en neuropsychologie infantile, spécialiste des troubles cognitifs et d’apprentissage chez l’enfant.

© ÉMILE LOREAUX

Un sommeil régulier

Au moins 8 heures et environ 10 heures pour un enfant de CP ; une alimentation saine et équilibrée, les régimes draconiens sont à prescrire ; et la pratique fréquente d’activités physiques et sportives, tel est le triptyque indispensable pour se mettre au travail dans de bonnes conditions.

Le cadre est également important

Une pièce réservée au travail scolaire, un espace organisé et calme. Personne n’est sur son téléphone portable et la télévision est éteinte !

Toujours le même rituel

Votre enfant n’est pas obligé de faire ses devoirs dès qu’il rentre de l’école. Un goûter, un temps minuté sur son jeu vidéo, une chansonnette familiale... des moments de détente sont à prévoir après l’école, ainsi que des pauses entre chaque exercice !

MANQUE DE DISPONIBILITÉ, TENSIONS...

Deux heures de devoirs tous les soirs en CM1 ? Il est temps de rencontrer l’équipe pédagogique et de voir avec elle s’il n’est pas possible de réduire la charge de travail ou de donner les devoirs en avance pour mieux s’organiser à la maison et éventuellement les regrouper sur un jour ou deux dans la semaine. Si vous manquez de disponibilité, veillez malgré tout à manifester de l’attention au travail scolaire de votre enfant et à l’interroger sur sa journée, les devoirs qu’il a faits avec sa grand-mère... Et si au manque de disponibilité s’ajoutent des tensions permanentes, n’hésitez pas à déléguer : l’étude organisée par l’établissement, une voisine, les grands-parents, le grand frère... pour éviter le conflit.

Le temps de travail doit être limité

À installer pour les plus petits, car plus parlant que la définition d’un créneau horaire : un minuteur qui mesure le temps qui reste et qui l’affiche de façon très visuelle. Difficultés scolaires ou pas, si votre enfant sature, ne pas hésiter à l’écrire sur son cahier de texte et à en parler avec l’enseignant(e).

Pas de précipitation !

Aidez votre enfant à comprendre ce que l’on attend de lui et à bien lire les consignes.

Il se trompe ? C’est normal !

Ne lui montrez pas votre éventuel agacement, au contraire rassurez- le, réfléchissez avec lui et aidez-le à comprendre son erreur. C’est ainsi qu’il progressera.

Pour une bonne mémorisation,

inutile de relire et de rabâcher sa leçon. Amenez votre enfant à se poser des questions et à se focaliser sur ce qu’il ne sait pas. Proposez-lui différents outils : moyens mnémotechniques, dessins, cartes heuristiques, voire s’enregistrer et se réécouter. Il révise souvent le soir même ? C’est efficace à court terme pour l’interrogation du lendemain, mais pour une mémorisation à long terme, il est indispensable de réviser régulièrement.

N’oubliez pas de valoriser la méthode plus que le résultat juste,

les efforts plutôt que la note, afin de veiller à ce qu’il reste motivé !

SYLVIE BOCQUET

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