Vos questions sur les choix de spécialités

Quand faut-il réfléchir aux choix de spécialités ?

La réponse de Sophie Potel, chargée de mission pour l’animation pédagogique, dans le second degré, à la direction diocésaine d’Ille-et-Vilaine

« Pas avant la seconde, en janvier-février, lorsque les élèves reçoivent leurs fiches de dialogue et doivent faire leurs choix. Mais rien ne les empêche, dès la 3e, de s’informer, de regarder sur le site de l’Onisep, par exemple, la liste des spécialités. Dans le cas où l’élève sait déjà qu’il souhaite choisir une spécialité qui n’existe pas dans son établissement, il est alors prudent d’anticiper et de s’inscrire dans le lycée qui répond à ce choix. »

Mon fils a fait des choix de spécialités un peu atypiques. Aura-t-il des difficultés à intégrer le supérieur ?

La réponse de Jean-Marc Petit, délégué général Rénasup (Réseau national d’enseignement supérieur privé)

« S’il veut aller à la fac, il pourra faire jouer le « oui si » dont le principe est de proposer aux étudiants des modules de remise à niveau. Les spécialités ne font pas partie des attendus. Elles ne sont pas citées explicitement. Pour intégrer une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE), cela sera plus compliqué. L’étudiant peut donc faire valoir qu’il a acquis autrement les compétences nécessaires, via un Mooc (cours en ligne), par exemple. Un lycéen qui n’aurait pas pris les maths en spécialité en première peut prendre l’option maths complémentaires en terminale. Mais il devra montrer qu’il s’est remis à niveau pendant l’été et qu’il peut justifier d’un minimum d’acquis. »

Le niveau des spécialités est-il plus élevé que les enseignements du tronc commun ?

La réponse de Sophie Potelchargée de mission pour l’animation pédagogique, dans le second degré, à la direction diocésaine d’Ille-et-Vilaine

« Pour les maths, c’est certain. Beaucoup d’enseignements de spécialité n’ont pas d’équivalence avec les matières qui existaient avant la réforme du lycée. Ils sont par définition plus pointus et plus exigeants en termes de travail. Prenons deux cas de figure. D’abord, l’élève qui n’a pas encore de projet bien défini, ce qui est très fréquent à 15 ans. Mieux vaut qu’il choisisse les enseignements de spécialité qui lui plaisent le mieux et où il a le plus de chances de réussir. Beaucoup de représentants de l’enseignement supérieur (universités, BTS, IUT) le disent, ils sont plus sensibles au bon niveau du dossier scolaire qu’à la cohérence du choix des enseignements de spécialité. L’élève qui a un projet, par exemple d’aller en classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) a intérêt à veiller à un minimum de cohérence entre le champs des spécialités choisies et les séries vers lesquelles il s’oriente. Les sciences ne se résument pas à la doublette maths/physique. »

Quels choix d’enseignements de spécialité laissent le plus de portes ouvertes vers le supérieur ?

La réponse de Violaine Bigot, membre du Bureau national de l’Apel

L’esprit de la réforme est d’aider les jeunes à faire des choix en fonction de leurs compétences et surtout de leurs appétences. La réforme prévoit de laisser le plus d’ouvertures possibles dans le supérieur pour les étudiants quels que soient leurs choix de spécialités. Sont prévues une grande ouverture dans les systèmes de sélection vers le supérieur et des passerelles plus importantes. La réforme d’entrée dans les études de médecine en est un bon exemple.

Propos recueillis par Sylvie BOCQUET et Claire ALMERAS

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