Vos questions sur les filières, les choix d'orientation...

À partir de quel moment commencer à s’occuper de l’orientation ?

La réponse de Ferroudja Kaci, responsable développement des services au public au CIDJ (Centre d’information et de documentation jeunesse)

Plus tôt les jeunes s’informent, mieux ils sont préparés et armés quand se présente le moment de faire des choix. Il n’est donc jamais trop tôt pour commencer. Mais si cela n’a pas été fait avant, il faut commencer dès la 3e.

Comment choisir entre les filières technologiques STI2D (sciences et technologies de l’industrie et du développement durable) et les spécialités du bac général numérique et sciences informatique ou sciences de l’ingénieur ?

La réponse de Ferroudja Kaciresponsable développement des services au public au CIDJ (Centre d’information et de documentation jeunesse)

Cela dépend du profil du jeune, mais aussi de ses attentes et du travail qu’il est prêt à fournir. En voie générale, le travail en classe est plus théorique, l’élève doit fournir un travail personnel à la maison qui peut être assez conséquent – le niveau de la spécialité mathématiques a été revu à la hausse. En filière technologique, les cours de sciences sont plus appliqués et une importante partie du travail se fait en classe. Le travail à la maison est moindre. Les questions que le jeune doit se poser sont : quelles écoles d’ingénieur je vise et quel est le meilleur moyen pour moi d’atteindre cet objectif ?

Mon enfant souhaite faire une pause (année de césure, départ à l’étranger, service civique...). Que faire et comment réagir ?

La réponse de Véronique Bilbault, responsable du service Information et conseil aux familles (ICF) de l’académie d’Orléans-Tours

Faire une pause, c’est tout le contraire de ne rien faire. C’est plutôt aller voir d’autres choses, pour construire son avenir. Il est nécessaire que les parents prennent le temps de bien écouter le projet, de l’analyser dans toutes ses dimensions (économiques, géo- graphiques, scolaires...). Sans oublier la dimension affective en associant les autres membres de la famille. Il faut rendre le jeune autonome, mais le soutenir dans sa prise de décision finale. Ce type de projet, qu’il aboutisse ou pas, participe à la recherche de soi et donc à la construction de son avenir. Dans tous les cas, il faut valoriser cette volonté de prise de risques. Et s’il est parfois difficile de voir s’éloigner son enfant, il faut se dire que le monde professionnel prend en compte aujourd’hui ce type d’expériences. À diplômes équivalents, ces pas de côté feront la différence.

On propose une 3e prépa métiers à ma fille, est-ce une opportunité ?

La réponse de Fabrice Hermil, chef d’établissement du lycée technologique et professionnel La Providence, à Nice

C’est une opportunité, si ce choix est volontaire. Cela peut être le choix d’un jeune qui sait qu’il ne veut pas faire des études longues ou qui a envie d’apprendre différemment ou encore qui n’a jamais été heureux au collège. Cette 3e prépa métiers peut être suivie dans un collège ou mieux dans un lycée professionnel avec des enseignants aguerris et des équipements pros. Les enseignements disciplinaires sont identiques à ceux d’une 3e générale, avec une consolidation en maths et en français, une heure d’enseigne- ment artistique en moins et 5 heures de découverte des métiers. Cinq semaines de stage sont prévues dans l’année pour permettre aux jeunes d’observer le monde de l’entreprise et de découvrir des formations grâce aux immersions en lycée professionnel. Après cette 3e prépa métiers, la majorité des élèves préparent un CAP ou un bac pro, en apprentissage ou sous statut scolaire. Mais rien n’interdit à un jeune qui reprend goût aux études de poursuivre vers la voie générale ou technologique.

Propos recueillis par Sylvie BOCQUET et Claire ALMERAS

 

 

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