Un cadre législatif amélioré

Adoptée en juillet dernier, la loi pour l’école de la confiance institue un nouveau service public dédié à la scolarisation des enfants handicapés. Son but : renforcer l’arsenal existant et le principe d’une école qui se veut toujours plus inclusive.

EN METTANT EN PLACE UN NOUVEAU SERVICE public dédié à la scolarisation des enfants handicapés, la loi de juillet 2019 pour une école de la confiance enfonce le clou. Son ambition : rénover l’accompagnement scolaire de ces élèves et simplifier les démarches des familles. Chaque département dispose d’une cellule d’accueil et d’écoute destinée à répondre dans les meilleurs délais aux questions des familles concernant l’orientation de leur enfant (Aide handicap école 0 800 730 123, du lundi au vendredi de 9 h à 17 h), les aménagements nécessaires à sa scolarité ou encore le recrutement d’un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH), toujours appelé sur le terrain AVS.

PÔLES D’ACCOMPAGNEMENT

La loi prévoit par ailleurs le déploiement des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) avant une généralisation du dispositif d’ici à 2022. Ces pôles doivent permettre de coordonner les intervenants qui accompagnent l’élève dans sa scolarité : l’AESH, l’équipe pédagogique et même, à terme, les professionnels de santé. Au sein de ces pôles, les AESH seront également recrutés de façon à être présents au côté de l’élève dès la rentrée. Jusqu’alors, ce recrutement avait lieu une fois l’élève scolarisé et ses besoins définis.

HANDICAP, BESOINS PARTICULIERS

Vous pouvez poser vos questions à Apel service une équipe de spécialistes à votre écoute :

01 46 90 09 60, du lundi au vendredi

de 9 h à 18 h et le mardi de 14 h à 19 h (anonyme et gratuit).

FORMATION ET MUTUALISATION

Autre nouveauté : les AESH seront désormais recrutés en CDD de trois ans et non plus d’un an, reconductibles une fois avant de passer en CDI. La loi prévoit aussi des heures de formation obligatoire.
« Cette professionnalisation des accompagnants est très importante, c’est à cette condition qu’ils pourront vraiment faire partie de la communauté éducative et assurer un suivi stable des élèves, estime Marie-Odile Plançon, du département éducation de l’Enseignement catholique. Par ailleurs, la réforme impulse une logique de mutualisation des moyens. Alors que jusqu’ici un aidant accompagnait un seul élève en classe, dorénavant l’idée est qu’il puisse en prendre en charge plusieurs. Une mesure qui permet entre autres que l’élève ne soit pas dans sa bulle, en tête-à-tête avec son accompagnant, mais davantage en interaction avec les autres. C’est une loi qui, sur bien des points, va vraiment dans le bon sens. »

Lise DAVID

Partenaires de l'Apel

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