Les parents plébiscitent une réforme

Attachés au symbole du bac, les parents sont favorables à une réforme de cet examen qui, sans le remettre en cause, apporterait allègement et souplesse, et favoriserait une orientation plus individualisée. Voici les principaux enseignements d’un récent sondage Apel-BVA, mené en novembre 2017, avant l’annonce de la réforme.

LE BAC RESTE UN SYMBOLE SCOLAIRE FORT... Il marque rituellement la fin des études secondaires. C'est le seul moyen de contrôler les connaissances et les compétences acquises par les élèves tout au long du lycée. C'est enfin un outil pédagogique qui les prépare à passer d'autres examens. Des vertus auxquelles sont attachés les parents, même si plus de la moitié d'entre eux doutent de la capacité du bac à garantir une aptitude à mener avec succès des études supérieures. Celui- ci est donc perçu comme un examen qui ferme une parenthèse scolaire, mais qui ne s'inscrit pas forcément dans une continuité d'études.

... QUI NE PRÉPARE PAS TOUJOURS À UNE ORIENTATION RÉUSSIE. Quels sont les critères majoritaire- ment retenus pour le choix des filières du bac aujourd'hui ? Pour une majorité de parents, ce sont les résultats scolaires qui sont déterminants, qu'il s'agisse d'une orientation choisie ou proposée. Les goûts, les souhaits ou les projets professionnels des élèves sont assez peu pris en compte. Plus significatif encore, les élèves choisissent également leurs filières en fonction de l'image des bacs, des matières où ils sont les meil- leurs et des débouchés professionnels qu'ils pro- mettent. Pour les parents, le bac actuel est donc dominé par une logique d'efficacité, mais ne leur paraît plus très adapté.

OUI À UNE RÉFORME DU BAC. Les parents ne sont pas du tout favorables à la suppression du bac ni convaincus par la suppression des filières. Toutefois, une grande majorité d'entre eux plébiscitent une approche mixte : d'une part, l'allègement de l'examen au profit d'un contrôle continu pour certaines épreuves et, d'autre part, l'existence d'un bac modulaire, où chaque élève pourrait choisir ses enseignements de spécialité en fonction des études qu'il souhaite faire après. Ces souhaits permettraient de dépasser deux réalités actuelles de cet examen : un mode de fonctionnement rigide qui laisse peu de place aux dimensions personnelles de l'élève et une lourdeur due à l'existence d'un grand nombre de matières à passer en fin d'année.

SYLVIE BOCQUET

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