Collège : six conseils pour aider votre ado dans son orientation

Les premières décisions ne se prennent vraiment qu’en troisième, mais il vaut mieux anticiper dès la 4e. L’orientation ne doit pas être vécue comme un couperet. 

1. ACCUEILLEZ SES RÊVES

Peu d’adolescents ont en 3e un réel projet personnel, pourtant beaucoup ont des envies : celle de devenir vétérinaire, pompier, avocat, footballeur... Même si ce rêve ne vous semble pas très réaliste, ne fermez pas la porte en rétorquant à votre enfant qu’au vu de ses résultats c’est tout à fait improbable. Le rêve est déjà un excellent point de départ sur lequel vous pourrez réfléchir avec lui, en prenant le temps de découvrir les métiers voisins, pour l’amener peu à peu à examiner les conditions de sa réalisation, à ouvrir le champ des possibles et élargir sa vision.

2. VALORISEZ SES RÉUSSITES

Si votre fils ou votre fille fait partie de ceux qui n’ont aucune idée en tête, vous pouvez lui suggérer de découvrir des métiers, grâce à des engagements associatifs, sportifs, des activités de scoutisme ou des œuvres sociales, telles les maraudes... La communication, l’informatique, la santé, la nature, la culture, le sport, l’art... Dans quel univers se verrait-il plus tard ? À ce stade de la scolarité, il s’agit avant tout de lui faire prendre conscience de ses centres d’intérêt. Pour l’y aider, dès que possible, montrez-lui qu’il a des atouts, des points forts – tant à l’école qu’à la maison – sur lesquels il pourra s’appuyer.

3. INCITEZ-LE À S'INTERROGER

Chaque jeune construit sa personnalité à travers les questions qu’il est amené à se poser et qui vont le pousser à chercher des réponses. Ainsi, saisissez toutes les occasions de la vie quotidienne pour le faire réfléchir, solliciter son avis. « Comment t’es-tu senti dans cette situation ? Et toi, qu’aurais-tu fait ? Que penses-tu de cet événement ? » L’important n’est pas la réponse qu’il apporte, mais le fait qu’on l’incite à s’interroger, à s’observer lui-même, à se connaitre. 

4. AIDEZ-LE À SE POSITIONNER

Pour se positionner, un jeune a besoin du regard et de la parole des autres. Il est important, pour lui, de savoir de quelle manière on le perçoit. Exemple : « L’autre jour, je t’ai observé, je pensais que tu serais impressionné. Or, tu semblais très à l’aise. Tu n’avais même pas l’air intimidé. » En lui parlant ainsi, on lui renvoie une image de lui, une observation, pas un jugement.

Les services proposés par l'Apel

LES BDI ORIENTATION DU COLLÈGE ET DU LYCÉE

Le BDI Orientation propose des temps d’information et d’animation pour les jeunes et les familles et des ateliers de jeunes sur l’orientation, les filières et les métiers, le Parcours Avenir et Parcoursup. Les jeunes et les familles y rencontrent des parents bénévoles de l’Apel formés par le service Information et conseil aux familles (ICF), qui donnent des pistes sur les projets d’orientation. 

LE SERVICE INFORMATION ET CONSEIL AUX FAMILLES (ICF) DE VOTRE APEL DÉPARTEMENTALE OU ACADÉMIQUE

Il propose un service d’information gratuit pour les familles et les jeunes. Trouvez le service ICF proche de chez vous sur www.apel.fr

LA PLATEFORME TÉLÉPHONIQUE APEL SERVICE

Des conseillers scolaires, psychologues, éducateurs spécialisés répondent à vos questions.
Tél. : 01.46.90.09.60, du lundi au vendredi, de 9 à 18 heures et le mardi de 14 à 16 heures. 

5. FAMILIARISEZ-LE AVEC LES MÉTIERS

Parlez-lui de votre environnement professionnel. Comment votre journée se déroule-t-elle ? Avec qui travaillez-vous ? Quelles tâches accomplissez-vous ? Les enseignants le disent : nombre d’élèves ne savent rien du métier de leurs parents. Incitez-le, également, à s’intéresser à ceux des membres de votre famille, de vos amis. Créez des occasions pour qu’il puisse en discuter avec eux.

6. DÉDRAMATISEZ !

Aujourd’hui, en cas d’erreur d’orientation, les élèves ou les étudiants peuvent, en cours d’études, faire évoluer leur parcours initial. De nombreuses passerelles existent, facilitant le passage d’une voie à une autre. Demain, on pourra se réorienter et se former tout au long de la vie de plus en plus facilement. Mieux vaut donc rester serein en se gardant de projeter sur son enfant ses propres angoisses et ses idées reçues.

Lise DUPAS, en collaboration avec Pascal CHARVET, inspecteur général honoraire de l'Education nationale, ancien directeur de l'Onisep.

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