L’Apel exprime avant tout sa profonde solidarité avec les victimes des violences commises pendant de nombreuses années au sein de l’établissement de Bétharram. Ce qui s’est passé constitue une trahison grave de toute mission éducative et a brisé des vies de manière durable.

La fermeture de Bétharram est un acte fort de reconnaissance de la gravité des faits et de la souffrance des victimes.

Elle marque une rupture symbolique nécessaire avec un passé inacceptable.

Mais cette décision ne peut être qu’une étape dans un processus plus large de vérité, de reconnaissance et de réparation.

Les polémiques ne sont pas à la hauteur des drames subis pendant près de cinquante ans, ni des vies qui ont été, et qui restent parfois encore aujourd’hui, brisées à jamais.

L’Apel refuse tout dérivatif.

Notre responsabilité est claire : nous concentrer sur l’essentiel.

Renforcer partout la protection des mineurs en milieu scolaire, développer une véritable culture de vigilance et de signalement, et affirmer une politique de tolérance zéro face à toute forme de violence.

La confiance ne se décrète pas.

Elle se reconstruit par la vérité, la responsabilité et des engagements durables au service des enfants et des familles.

Hélène Laubignat, présidente nationale de l'Apel

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