Une démarche portée par l’Apel et la directrice de Sainte-Mathilde, pour changer le mode d’enseignement en primaire, soutenue par la Solidarité des Apel, de l’établissement au national.

« Ce projet a commencé avec les CE2, précise Hervé Cannic, président de l’Apel Sainte-Mathilde. Aujourd’hui les classes flexibles permettent aux 25 à 30 élèves des classes du CE2 au CM2 de travailler en petits groupes, ils apprennent à se mettre d’accord. C’est important d’acquérir ces compétences dès le plus jeune âge car c’est aussi ce qu’on nous demande dans le monde professionnel, travailler en autonomie et en équipe. » 

Élise Brunet, directrice de Sainte-Mathilde, valorise les apports cognitifs, avec des temps de découverte en petits groupes avec l’enseignante, et le développement des compétences psycho-sociales. « Les enfants acquièrent de l’autonomie, s’entraident, vont chercher l’information dont ils ont besoin, tâtonnent et se mettent collectivement en action, trouvent des solutions et décident ensemble. » 

Ces classes peuvent souffrir d’une image négative où les enfants feraient ce qu’ils veulent sans règles. 

« En réalité il y a un cadre précis qui garantit plus d’autonomie, c’est une ambiance de ruche, un bruit de travail, chacun sait qu’il doit respecter son copain qui a besoin de se concentrer. » 

Toute l’équipe pédagogique de Sainte-Mathilde a suivi une formation proposée par le diocèse et les classes ont été ouvertes en show-room pour les enseignants du réseau qui souhaitaient se lancer, à l’instar de Sainte-Marie, à Corbeil-Essonnes. 

Les Apel de l’Essonne et de Versailles, l’Apel nationale et les Ogec des deux établissements ont soutenu les dossiers respectifs de Sainte-Mathilde et de Sainte-Marie au titre des Solidarités. Hervé Cannic conclut « En rentrant de l’école, ma fille ne raconte plus “la maîtresse m’a dit ceci”, mais “nous avons fait ceci, nous avons cherché et trouvé ensemble”. » 

 

Article paru dans l'Apel Infos 169 - jan/fév 2026

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