Le magazine Parcoursup 2026 du Figaro Étudiant est disponible en kiosque
Parcoursup 2026, c’est parti ! Le site ouvre ce 17 décembre et, pour les jeunes, face à ce choix immense de plus de 25 000 formations, l’angoisse monte. Que mettre dans sa liste de vœux ? Les vacances deviennent souvent le théâtre de grandes discussions dans les familles qui ont un enfant en terminale. Une question revient sans cesse : les parents doivent-ils intervenir dans ce choix ? Peut-on laisser un jeune de 17 ou 18 ans décider seul alors qu’il connaît encore si mal l’enseignement supérieur – et encore moins la vie professionnelle ?
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Face à ce dilemme, je vois des parents qui laissent leur enfant se débrouiller : « Je ne veux pas m’en mêler, il est autonome », quand d’autres prennent tout en main, de A à Z : « J’ai peur qu’il oublie des choses, il est très tête en l’air ».
Je leur dis : vous avez été présents dès sa naissance, vous avez accompagné toute sa scolarité, ce n’est pas maintenant qu’il faut le laisser tomber. Votre enfant a besoin de vous ! D’abord parce qu’à 17 ans, il ne connaît pas grand-chose à l’enseignement supérieur ; et les parents, même s’ils n’ont pas fait de longues études, restent plus expérimentés – et surtout connaissent leur enfant mieux que personne. Ensuite, parce que le jeune aura besoin, pendant ses études, du soutien financier et moral de sa famille : il ne peut pas complètement faire fi de votre avis.
Comment s’y prendre sans se fâcher ? Le mieux est de se rendre ensemble aux journées portes ouvertes, aux salons d’orientation, bref, de passer du temps en famille, d’écouter son enfant, de lui parler. Sans que cette sortie ne se transforme en virée façon Ikea avec son lot de disputes, c’est l’occasion de rencontrer des enseignants, d’échanger avec des étudiants. Vous pourrez alors aborder des sujets essentiels : le coût et la durée des études, la vie professionnelle, le lieu de vie…
Choisir son orientation implique aussi des décisions pour les parents. Rester près de la famille ou partir à l’autre bout de la France – voire à l’étranger – coûte de plus en plus cher et impacte le niveau de vie. Choisir des études longues signifie attendre davantage avant de voir son enfant gagner sa vie. Université ou école privée ? BTS ou BUT ? Alternance ou non ? Les questions ne sont pas anodines.
Quand ma fille était petite, elle me demandait : « Dans quoi tu me vois, maman ? » Je la voyais médecin ; elle a choisi autre chose – peu importe. L’important est d’avoir une vision, d’apporter des idées, de nourrir la discussion. Les parents comptent, mais les enseignants aussi, eux qui voient le jeune presque aussi souvent. Oui, un jeune a évidemment son mot à dire : c’est son choix, sa vie. S’il veut faire médecine, il faut qu’il en ait vraiment envie. Mais les parents doivent aussi vérifier que cette motivation est solide. Stages, jobs, rencontres avec des professionnels… tout est bon. Se confronter au réel reste la meilleure façon de tester sa motivation.
La reproduction de cet article a fait l’objet d’un accord de la part de la société Le Figaro.
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