Réviser le bac avec l'IA
La pertinence d’un outil d’intelligence artificielle conversationnel, tel que chatGPT, Gemini ou l’IA française Le Chat, dépend avant tout de la précision de la demande (le prompt). Pour réviser avec l’IA, l’élève doit mentionner sa classe, la matière concernée le titre du chapitre concerné.
Par exemple, au lieu d’écrire « Explique-moi ce qu’est le nouvel ordre mondial », il vaut mieux formuler « Je suis un lycéen en terminale générale, spécialité HGGSP. Je passe bientôt mon bac d’histoire et je souhaite réviser efficacement le chapitre « la fin de la seconde guerre mondiale et les débuts d’un nouvel ordre mondial. Explique-moi le concept de nouvel ordre mondial de manière simple, avec trois exemples concrets au programme ». Il est ensuite possible de converser avec l’IA et de préciser sa demande.
- Pour repérer les erreurs fréquentes : « Quelles sont les erreurs que les élèves font souvent au bac sur le chapitre [thème] ? Donne-moi des conseils pour les éviter. »
- Pour repérer les angles morts : « Pose-moi des questions pièges comme un examinateur du bac sur le chapitre [thème]. Ne donne pas les réponses tout de suite. »
- Pour se corriger : « Voici ma réponse à une question de bac. Corrige-la comme un correcteur : points forts, points faibles et conseils d’amélioration. »
- Pour convertir un cours en fiche de révision : « Voici mon cours sur [thème]. Résume-le en une fiche de révision claire avec définitions, dates clés et exemples. Niveau terminale. Maximum 20 lignes. »
Des fonctionnalités adaptées aux élèves
Certains outils conversationnels d’intelligence artificielle proposent désormais des modes dédiés aux élèves. ChatGPT a développé le mode « Étudier et apprendre », Gemini, l’IA conversationnelle de Google, le mode « Apprentissage guidé » et Claude son « style Apprentissage ». Il suffit de l’activer via les options de la barre de recherche du site ou de l’application.
Ces fonctionnalités sont paramétrées pour « poser des questions, guider la réflexion et vérifier la compréhension plutôt que donner des réponses directes », précise Claude, à qui nous avons directement posé la question. Dans ce mode, les IA conversationnelles peuvent également produire des quiz pour tester les connaissances des élèves.
Toutefois, ces modes n’ont pas été spécifiquement entraînés avec des contenus éducatifs, comme des manuels scolaires, c’est-à-dire que leur base de données reste la même que pour une recherche classique. C’est pourquoi il est recommandé de joindre à votre prompt un cours clair et bien présenté. Cela évitera aux IA d’aller « trop loin, pas assez loin, ou d’aborder des angles différents de ceux vus en cours », précise Claude. Préférez un cours de maximum dix pages : plus le volume du document joint est important, plus le risque d’erreurs et d’imprécisions de l’IA augmente. Ces outils ne sont cependant pas encore suffisamment performants pour générer d’autres formats que du texte.
Réviser avec des supports multimédias générés par IA
Pour générer des contenus multimédia, l’outil le plus abouti est NotebookLM, de Google. À partir de votre cours de maximum dix pages, il peut générer des cartes mentales, des fiches questions-réponses en resto-verso, simuler une vidéo explicative ou encore un podcast dans lequel deux voix échangent naturellement sur le sujet de votre cours.
Ces supports permettent à l’élève de réviser de manière plus ludique et aident également les élèves à besoins éducatifs particuliers à apprendre différemment. Ils ne doivent cependant pas remplacer l’apprentissage du cours. D’ailleurs, conseillez à votre enfant de tester ses connaissances en vérifiant les informations présentes dans les supports qu’il a générés avec l’IA. Même si les contenus générés par NotebookLM lors de nos tests semblent exacts, utiliser l’intelligence artificielle exige de la prudence.
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