81 % des adolescents ne savent plus à qui faire confiance pour s’informer
Les adolescents de 16 à 18 ans sont exposés à l’information en grande majorité sur les réseaux sociaux. 70% de ceux qui s’y informent réellement utilisent TikTok, d’après l’enquête publiée par l’association e-Enfance ce lundi 23 mars, pour inaugurer la semaine de la presse. Mais même sur les réseaux sociaux, les médias traditionnels tels que TF1, BFMTV ou le journal Le Monde, restent des repères : 40% des 16-18 ans s’informent via leur compte sur Instagram, TikTok ou Facebook.
Une confiance fragile en l’information
Si 73 % des jeunes disent repérer régulièrement des fausses informations. Cela engendre une baisse de la confiance : 81 % avouent ne plus savoir à qui se fier. Mais l’émergence de l'intelligence artificielle complexifie la donne. 56 % des adolescents font confiance aux IA conversationnelles pour s'informer et 40 % ne remettent jamais en cause – ou presque – les réponses générées.
Les parents, premiers repères
Malgré ces mutations, le cadre familial reste un pilier de confiance. 90 % des jeunes font confiance aux informations transmises par leurs parents, devant leurs professeurs (82 %). Deux propositions de loi pour limiter l’usage des écrans des jeunes sont actuellement examinées par les parlementaires : l’une a pour objectif d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, et l’autre l’utilisation du téléphone au lycée. Lors d’une table ronde organisée ce jour par l’Autorité de régulation des médias audiovisuels (Arcom), le chercheur en sciences sociales Grégoire Darcy pointe le fait que contrairement à ce que l’on pourrait penser, les jeunes ne sont pas les plus naïfs sur les réseaux sociaux : « on les responsabilise injustement […] alors qu’ils se méfient et font du fact-checking, contrairement aux utilisateurs de 50-60 ans qui partagent de la désinformation sur Facebook ».