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De plus en plus de pays interdisent le téléphone à l'école

Angèle Delbecq - Famille & éducation

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114 pays ont mis en place des politiques qui limitent voire interdisent l’usage du téléphone portable à l’école, soit 60% des pays à travers le monde, selon une étude de l’Unesco parue le 19 mars dernier.

L’interdiction des téléphones portable à l’école a doublé en trois ans dans le monde. En 2023, seuls 24% des pays avaient mis en œuvre cette interdiction, contre 58% aujourd’hui. La France est le premier pays à avoir mis en place une interdiction stricte des téléphones portables jusqu'au collège, en 2018. Les derniers, depuis fin 2025, sont la Bolivie, le Costa Rica, la Croatie, la Géorgie, les Maldives et Malte.

"Avec plus de la moitié des systèmes éducatifs dans le monde qui limitent désormais l'usage du téléphone par une décision nationale, la question est clairement devenue une question centrale des politiques éducatives", pointe l'Unesco, qui a centralisé toutes ces informations dans une étude parue le 19 mars dernier. Elle ne précise cependant pas quels niveaux scolaires sont concernés par cette interdiction. 

Des politiques variées

Tous les pays n'ont pas mis en œuvre une loi pour tout le territoire national. Dans les pays décentralisés, comme l’Allemagne ou les États-Unis, le cadre règlementaire est posé au niveau local. D’autres pays ont demandé à leurs établissements scolaires de limiter l’usage du téléphone dans leurs enceintes, mais ne l’ont pas strictement interdit. « La diversité des approches […] montre que les pays sont encore à la recherche du juste équilibre entre la réduction des distractions et l'enseignement d'un usage responsable des technologies », note l'organisation. 

La question des écrans et du numérique, au cœur des préoccupations des familles, devient une priorité à l’échelle nationale et européenne. La semaine prochaine, le Sénat examinera une proposition de loi interdisant le téléphone portable au lycée. Une autre proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans est déjà en attente d’être examinée par les sénateurs.

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