Des conseils pour aider votre enfant à dormir paisiblement
La journée, il faut se dépenser
Bien dormir la nuit commence par adopter de bons réflexes la journée. L’idéal est de la commencer en s’exposant à la lumière du jour. C’est « le principal synchroniseur de l’horloge biologique » d’après l’enquête de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV). Il faut également se dépenser et faire du sport au cours de la journée. Le calcul est simple : plus on passe de temps dehors, meilleur sera le sommeil. L’INSV recommande de passer une heure par jour à l’extérieur minimum. L’objectif semble atteignable mais 71% des Français interrogés n’y parviennent pas, et près d’un tiers des jeunes de moins de 25 ans s’aèrent moins de 30 minutes par jour.
Pour les plus petits, passer une bonne nuit commence aussi par faire la sieste. « Il ne faut pas être trop fatigué durant la journée pour bien dormir la nuit », explique Armelle Rancillac, neurobiologiste et membre du Conseil scientifique de l’INSV. Cependant, « il ne faut pas qu’elle arrive trop tard pour ne pas retarder l’endormissement le soir ».
Le soir, instaurer une routine calme
Le soir, « il faut diminuer les intensités lumineuses » selon Armelle Rancillac. Par ailleurs, l’enquête de l’INSV nous apprend qu’il faut privilégier les lumières chaudes, jaune-orangées : on s’endormirait en moyenne 15 minutes plus tôt qu’en ayant des lumières froides, plutôt bleutées.
Il est également important de rester calme en soirée et de ne pas communiquer son stress aux enfants. Par exemple « il ne faut pas s’énerver s’il n’arrive pas à dormir », précise la neurobiologiste. Et « évitez les excitants, comme les sodas ».
La nuit, assainir son environnement
Juste avant le coucher, l’INSV recommande de rafraîchir sa chambre aux alentours de 18 à 20 degrés car « la chaleur fragilise le sommeil paradoxal ». Et de se plonger dans l’obscurité totale pour ne pas être réveillé par la lumière.
Selon l’enquête, la pire des nuisances est le bruit. C’est pourquoi lancer les appareils électroménagers la nuit peut être délétère sur le sommeil. Heureusement, en octobre 2025, les plages d’heures creuses ont été modifiées et la plupart des foyers disposent de trois heures creuses en journée. Il suffit de contacter son fournisseur pour savoir comment elles sont réparties.
La chambre aussi doit être silencieuse. C’est pourquoi « mettre une petite musique pour endormir son enfant peut être contre-productif, surtout si elle s’arrête brutalement », remarque Armelle Rancillac. Pour les plus grands, il faut éloigner les écrans car 23% des Français sont réveillés par des notifications. « Cela fragmente le sommeil et empêche le cerveau d’assurer ses fonctions pendant le sommeil », tranche-t-elle.
Trouver une routine adaptée à son enfant
La meilleure solution, selon la neurobiologiste, est d’apprendre à son enfant à s’endormir seul. « Vous pouvez lui apprendre des exercices de respiration ventrale, ou lui faire comprendre que le vagabondage mental avant de dormir est normal ».
S’il a du mal à dormir, c’est peut-être parce que sa routine du soir est mal adaptée. On peut imaginer modifier l’heure du bain, la durée de l’histoire du soir, voire la remplacer par une discussion au lit avec son enfant… « Il y a de grandes variabilités selon les individus, c’est aux parents de trouver la meilleure solution pour leur enfant », conclut Armelle Rancillac.