Dans les territoires, la mobilisation lycéenne concerne aussi les établissements catholiques
La semaine précédant les vacances de la Toussaint, 130 à 200 établissements étaient fermés, essentiellement dans le secteur public. Un nombre indéterminé d’établissements de l’Enseignement catholique ont également dû fermer « à la suite d’informations transmises par les pouvoirs publics sur des tensions possibles aux alentours ou devant nos établissements » ou « à cause d’une très forte proximité avec des lycées publics » bloqués, nous a indiqué le Secrétariat général de l’Enseignement catholique (Sgec).
La décision de fermer un établissement est prise par la préfecture ou la mairie, sauf en cas d’urgence, comme cela a été le cas pour le groupe scolaire Notre-Dame-de-Toutes-Aides, à Nantes. « Des bus transportant nos élèves ont été caillassés. Nous avons alors décidé de garder les externes à la cantine durant la pause du déjeuner, puis nous avons fermé le lycée et le collège », qui partagent les mêmes locaux, raconte Pierre Cappelaere, le chef d’établissement. Les cours ont pu être assurés en distanciel dès le lendemain car « presque tous les élèves ont un ordinateur individuel fourni par l’établissement », précise-t-il.
Stéphane Evain, président de l’Apel d’établissement, souligne la réactivité de l’équipe pédagogique et se félicite d’avoir participé à l’élaboration de cet environnement numérique. « Les élèves et leurs familles ont été sensibilisés depuis le Covid. Nous avons également eu recours au distanciel l’hiver dernier en raison de circonstances météorologiques exceptionnelles ». Les parents d’élèves se sont également positionnés comme une « figure rassurante », explique-t-il. « Certains enfants avaient une petite appréhension, nous nous sommes alors mobilisés pour les rassurer par notre présence ».
Les lycéens de Notre-Dame-de-Toutes-Aides qui ont rejoint les manifestations sur les horaires scolaires ont reçu une absence injustifiée. « Il y a une obligation d’assiduité et les élèves n’ont pas le droit de grève », justifie le chef d’établissement. Pour le Secrétariat général de l’Enseignement catholique, cette mobilisation « n'a rien d’extraordinaire car nos jeunes sont les mêmes ici ou là et c'est bien normal qu'ils se sentent proches de leurs copains du public ». Le Sgec a également « encouragé » tous les établissements de son réseau « à se saisir de la demi-journée banalisée » par le gouvernement, à partir du 7 octobre, pour instaurer un « dialogue associant élèves, familles et équipes éducatives. »
Réouverture à la rentrée
Pour cette rentrée, après les vacances de la Toussaint, Pierre Cappelaere est optimiste : « Cela ne dépend pas de nous, mais nous ferons tout pour être prêts à accueillir les élèves, en présentiel, dans de bonnes conditions. »
D’autres établissements ont pris des précautions afin de rassurer les familles, même s’ils n’ont pas été concernés par les blocages, comme en témoigne Ronand Lessard, chef d’établissement de l’école Saint Charles, à Athis-Mons, dans l’Essonne. « Nous avons choisi d’ouvrir l’école un peu plus tôt ce matin, 2 novembre, pour accueillir les enfants et les parents. »
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