Pourquoi encourager les filles à travailler dans la tech ?
Secteur d’avenir, le numérique reste très largement masculin. Juliette Delas-Lorimy, vice-présidente de l’association ElleStime qui sensibilise les collégiennes aux métiers scientifiques, présente « la tech » comme une voie d’épanouissement professionnel et d’émancipation.
Data analyst, développeur web ou mobile, ingénieur logiciel, ingénieur en cybersécurité, en intelligence artificielle… En 2025, les femmes ne représentaient qu’un quart des effectifs dans les professions du numérique, selon l’Insee. Or, « ces métiers recrutent énormément, car ils sont partout autour de nous », insiste Juliette Delas-Lorimy. Le rapport de prospective sur les métiers en 2030 estimait à 160 000 la création d’emplois dans le secteur, par rapport à 2019. Les métiers du numérique « permettent d’être indépendante et libre », ajoute-t-elle. Ils sont bien rémunérés se pratiquent souvent à distance : un ordinateur suffit pour travailler.
Pour changer la donne, l’association ElleStime intervient directement auprès des élèves, notamment en 5e, où les préférences des élèves ont encore le temps d’évoluer. Les parents ont aussi leur rôle à jouer. Ils doivent « réfléchir à leurs propres biais », mais aussi éveiller la curiosité scientifique des filles et cultiver les appétences qu’ils identifient, par exemple si elles aiment les LEGO® ou les énigmes. « Une fois ces envies-là provoquées, elles auront les notes qu’il faut en maths parce qu’elles se sentiront plus en confiance et verront ces carrières comme une évidence ». Le Medef, dont l’Apel est partenaire, propose également le programme Code F qui sensibilise les élèves pour féminiser les métiers scientifiques, techniques et technologiques. Vous pouvez contacter le Medef de votre département.
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