Parcoursup : qu’a annoncé le gouvernement pour répondre aux lycéens ?
Fin des contrôles continus ?
« Nos élèves vivent mal d’avoir l’impression, dès le début de la première, de jouer leur bac, chaque semaine, à chaque contrôle », a relayé Édouard Geffray. « Dès demain » les lycéens et les organisations syndicales d’enseignants seront alors réunies « pour questionner la place du contrôle continu au baccalauréat ». Elles devront remettre les résultats de leurs travaux en janvier 2027.
La réflexion portera également sur le choix de spécialités. Des solutions pourraient être proposées pour « optimiser » les spécialités, parmi les 300 choix de combinaison possibles, afin de mieux organiser les emplois du temps, mais aussi pour pallier la mauvaise répartition des élèves, notamment en mathématiques.
Une évolution de Parcoursup dès cette année
Plusieurs évolutions de la plateforme verront le jour dès cette année scolaire. D’abord, les formations devront « justifier la raison pour laquelle elles demandent une lettre de motivation », a indiqué Philippe Baptiste, afin de limiter le travail que les candidatures représentent et le recours à l’intelligence artificielle pour l’écrire.
En cas de refus dans une formation, les élèves auront également un « droit à l’explication » : ils pourront saisir l’établissement du supérieur pour comprendre les raisons de leur refus. Les travaux de la « consultation flash » à laquelle l’Apel participe sont toujours en cours pour réfléchir à d’autres pistes d’évolution.
Un successeur à Parcoursup en 2028 ?
Une réflexion sera menée dès maintenant avec des lycéens et des enseignants pour trouver un « successeur » à Parcoursup, a annoncé Philippe Baptiste. Plusieurs pistes ont été évoquées : donner un accès à la plateforme dès la seconde ou créer un outil d’intelligence artificielle pour aider les élèves dans leurs choix d’orientation… Parcoursup est cependant encadrée par un texte législatif. Sa refonte nécessitera donc un travail parlementaire.
Plus de moyens pour l’Enseignement supérieur
15 000 places supplémentaires seront créées, entre 2027 et 2028, notamment dans des BUT et des BTS et en Ile-de-France, la région la plus touchée par le manque de places. Les bourses pour les étudiants devraient désormais être indexées sur l’inflation, et leur montant augmenté de 121 millions d’euros, d’ici à 2028. Toutes ces annonces pourraient être caduques si elles ne sont pas votées d’ici aux élections présidentielles.