K-pop, webtoons, cosmétiques : la culture sud-coréenne séduit les ados. Résultat : près de 5 500 jeunes français apprennent désormais le coréen dans le cadre scolaire. Nos conseils pour accompagner votre enfant qui souhaite devenir coréanophone.

Le nombre de collégiens et lycéens qui apprennent le coréen a triplé depuis 2018. On compte désormais 1915 élèves dans le secondaire et 3 500 étudiants. Les jeunes français sont particulièrement attirés par ce pays. « À part la Russie, en Europe de l’Ouest, c’est la France qui envoie le plus d’étudiants en Corée », soit 2 400 étudiants en 2025, indique Sangmyoung Jung, attaché d’éducation à l’ambassade de la République de Corée. L’attrait est également visible dans l’autre sens : 4 500 étudiants coréens sont venus étudier en France au même moment.

Bien qu’elle soit très éloignée du Français, la langue coréenne est accessible, selon l’ambassadeur : « Au XVe siècle, le roi Sejong a créé un alphabet phonétique facile à apprendre, le Hangeul, car les caractères chinois utilisés auparavant étaient trop complexes ». Il assure qu’« une semaine suffit pour apprendre à déchiffrer cet alphabet, si on travaille sérieusement ». 

Où apprendre le coréen ?

L’offre de formation s’est développée à la mesure de la demande. Le nombre d’établissements du secondaire proposant des cours de coréen est passé de 17 en 2018 à 75 en 2026. La plupart d’entre proposent des cours en plus du programme scolaire, mais 24 établissements permettent de choisir le coréen en LV2 ou LV3. Parmi eux, cinq font partie du réseau de l’Enseignement catholique, à Bordeaux au Havre, à Nantes, à Antony dans les Hauts-de-Seine et à Riom dans le Puy-de-Dôme. 

Des sections internationales dans un collège et un lycée à Strasbourg et dans des établissements de la maternelle au lycée à Courbevoie (Hauts-de-Seine) proposent un apprentissage intensif de la langue. 

Dans l’enseignement supérieur, 27 universités proposent des cours de Coréen. Douze d’entre elles disposent d’un département ou d’un cursus spécialisé en études sur la Corée.

En dehors du cursus scolaire, les écoles coréennes, destinées initialement aux expatriés prévoient également des cours pour les Français, ainsi que des ateliers pour découvrir la culture du pays. L’inscription coûte en moyenne 300 euros par an. Autre solution, gratuite et destinée aux élèves majeurs : l’Institut Roi Sejong, situé à Paris, à La Rochelle et à Quimper.  

Enfin, si aucune école ne propose ce cursus près de chez vous, l’ambassade de Corée propose également un cours par semaine en distanciel, gratuit, pour les collégiens, lycéens et les étudiants. 

Le coréen, une langue d’avenir ?
Selon Sangmyoung Jung, le pays des matins calme se démarque sur la scène internationale dans des secteurs en développement. Il investit massivement dans l’aérospatiale, les technologies de l’information et de la communication, l’intelligence artificielle et les nanotechnologies. Sans compter son rayonnement culturel qui attire les jeunes. Pour le diplomate, le pari est donc gagnant : « apprendre le coréen peut vraiment changer une carrière professionnelle ». 

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